Souvenir d’un voyage fructueux, la promotrice du restaurant-école ‘’la vieille marmite’’, nous le confie « L’art culinaire fait partie des solutions pour le Mali »

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Vendredi 18 octobre, l’enceinte du restaurant-école ‘’la vieille marmite’’ couvrait la tenue d’un point de presse animé par Mme Traoré Oumou Traoré, promotrice du lieu. Connue comme l’une des femmes maliennes qui défendent la valorisation de l’art et la culture culinaire locale malienne, Mme Traoré était  partie aux États-Unis d’Amérique pour représenter le pays dans le cadre de son métier de l’artisanat culinaire. À son retour au bercail, la promotrice de ‘’la vieille marmite’’ sise à l’ACI 2000 éclaircit la lanterne du public.

Durant quinze jours (du 10 au 25 février 2019), Oumou Traoré sillonnait ainsi trois endroits différents de l’Amérique. À commencer par New Orléans, première étape du séjour, passant par Savannah, deuxième étape, jusqu’au dernier point de rencontre américaine (Miami), la promotrice du restaurant-école ‘’la vieille marmite’’ a pu exhiber le Mali dans l’art de promouvoir la gastronomie malienne, voire les produits locaux.

Venue de ce voyage qualifié selon elle d’apprentissage, d’échange, de formation, et de fructueux, Oumou Traoré se prononce comme suit : « J’ai été impressionnée par rapport à l’importance que les Américains ont donnée à l’art culinaire ».Pour reprendre ses expressions, elle estime que le culinaire est à la base de l’installation architecturale des USA. Au cœur de New Orléans, première étape du séjour, Oumou Traoré dit avoir suivi des formations théoriques et pratiques en rapport avec le tourisme et l’art culinaire, voire des visites souterraines avec des spécialistes américains.

Au cours de sa visite, la conférencière soutient avoir aussi découvert un plat américain ‘’le gombo’’, presque identique selon elle à un plat malien. Ce séjour a permis à la sujette du Mali de découvrir davantage que l’agriculture permet d’occuper  toute sorte d’affaire et de business aux États unis, basés sur le monde agricole. Bien vrai que notre pays est différent de l’Amérique, Mme Traoré se dit consciente d’une chose : « Au Mali il y a tout. Nous avons des ressources humaines et naturelles, de même que des personnes de fer. Ce pays regorge des dames de talent inimaginable dans le domaine de la cuisine ».Contrairement à certains pays, dit-elle, la culture malienne fait que la cuisine est réservée aux femmes. Une culture, ajoute-t-il, qui mérite d’être portée et soutenue. Jadis, si manger au-dehors faisait, de façon culturelle, honte aux hommes maliens, tel n’est plus le cas de nos jours, laisse-t-elle entendre. Ce qui veut dire que les choses ont changé. D’où son appel à la formation et à l’apprentissage dans le domaine de la cuisine. Cela, pour encore donner plus de valeurs à nos manières de faire ces plats traditionnels maliens. De la sorte, « Choisir de  bien s’alimenter, c’est choisir de mieux vivre ou de vivre en bonne santé selon nos moyens », dit Oumou Traoré.

À Savannah, deuxième étape du séjour, elle évoque avoir suivie plein de choses. Parmi lesquelles, des séances de cours dans un centre de formation culinaire. L’art culinaire, tous les jours, les femmes maliennes en enseignent  à la maison, disait-elle. Aux dires d’elle, la dernière étape qui est Miami était le top des tops. « Nous avons visité des hôtels les plus étoilés du monde. De l’art culinaire, on a eu la chance d’être traité en ‘’VIP’’ et à des niveaux inexplicables ». Puis de poursuivre : « ça fait quinze ans que je fais les plaidoyers de l’art  et la culture culinaire. Je continue à en parler et à sensibiliser les décideurs et les cibles.

L’art culinaire fait partie en première liste des solutions pour le Mali. La paix et la cohésion sociale se font autour du plat ».Pour elle, aux Maliens de valoriser les produits locaux et de convaincre les autres pays via l’émergence du tourisme à travers le secteur culinaire dont le pays a  beaucoup à gagner. Pour finir, Oumou Traoré argue la possibilité pour la réussite du Mali à travers l’aide, la promotion et le développement des produits locaux et la gastronomie.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *