Édito : Au secours, l’école et les enseignants en danger au centre du Mali !

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Ciblage d’écoles et enlèvement d’enseignants, voilà cette stratégie des forces du mal qui fait inquiéter. Cette pratique, si elle se faisait au nord depuis longtemps, est nouvelle au centre. Le vendredi dernier, ces forces égoïstes, hostiles à la paix et au développement du Mali, ont attaqué les établissements scolaires (premier cycle et second cycle) de korientzé. Le bilan est désastreux : elles ont brulé tout le matériel scolaire dans la cour et ont enlevé 5 enseignants : Ali Guindo, Sekou Ba, ABoubacar Sidiki Keita, Ibrahim Mahamadou et Alassane Koulogon. Deux autres enseignants, Amplima Togo et Moussa Ombotimbe ont été enlevés respectivement à N’Gordia et à Kalifare, localités environnantes de Korientzé. Le lendemain de leur enlèvement, Sékou Ba a été libéré parce qu’il est diabétique. Depuis vendredi, les parents de ces enseignants, leurs collègues et leurs écoliers sont sans nouvelle d’eux.

Pourquoi s’attaquer à une école ? Pourquoi enlever les enseignants qui n’ont ni arme ni machette ? L’enseignement est-il devenu un pêché dans notre pays ? Quel est exactement le projet de ces obscurantistes ? Telles sont les questions qu’on ne cesse de se poser.

L’école est la source du développement de tout pays. S’attaquer à elle, c’est freiner le développement du pays. Donc les auteurs de cette attaque des écoles de Korientzé et de toutes les autres écoles au centre comme au nord sont les ennemis du Mali qu’il faut vite bannir.

 Détruire l’école, rendre les populations analphabètes et faire dominer leurs idées obscurantistes. Voilà les vrais objectifs des forces du mal.

Les centaines d’écoles fermées depuis deux ans dans la région de Mopti à cause de leurs barbaries, les milliers d’enfants privés d’éducation, n’ont pas satisfait ces forces hostiles à la loi. Ce lieu d’apprentissage est devenu leur principale cible. Les enseignants aussi. La situation du premier et second cycle de l’école de Korientzé est une preuve. Le plus grave est que ces obscurantistes, par ces enlèvements barbares, terrorisent les enseignants des autres écoles dans cette partie du Mali. Les éducateurs dans les localités non sécurisées pourront-ils avoir le courage de continuer les cours dans cette situation ? Difficile ! Et c’est ce que recherchent ces forces du mal : un centre du Mali sans école ni personne instruite dans l’avenir. Quelle aubaine pour faire régner l’obscurantisme !

L’école et les enseignants sont en danger au centre du Mali, l’avenir de plusieurs milliers d’écoliers est menacé, bref le danger de l’obscurantisme guette le Mali. Il n’est pas question pour les Maliens de laisser avancer cette nouvelle stratégie des terroristes. Nos autorités doivent se donner tous les moyens possibles pour vite secourir ces enseignants en danger, ces écoliers dont l’avenir est menacé. Les discours creux et les simples condamnations ne suffisent plus. Toutes les dispositions doivent être prises pour retrouver ces 5 enseignants de Korientzé et tous les autres, au nord comme au centre. Seul le retour de ces enseignants pourra maintenir leurs collègues dans les classes. L’Etat doit assumer sa responsabilité de sécuriser les personnes et leurs biens. Toutes les écoles doivent être sécurisées au centre. L’avenir du Mali en dépend.

 Les populations du centre doivent aider l’État à faire échouer cette nouvelle méthode des forces du mal. Une méthode qui consiste à mettre le Mali en retard à des dizaines d’années par l’augmentation du taux d’analphabétisation. Outre, à réduire la valeur de l’islam en faisant confirmer à certains cette thèse marxienne selon laquelle la religion n’est qu’un moyen pour maintenir les pauvres dans la dépendance à travers la culture de l’ignorance. Ces forces du mal instrumentalisent la religion, notamment musulmane, pour leur cause obscurantiste.

Chers enseignants : Ali, Moussa, Boubacar Sidiki, Amplim, Ibrahim Mahamadou et Alassane, tout le Mali vous soutient. Tout le monde souhaite votre retour, dans un bref délai, dans vos familles respectives. Les terroristes ne doivent pas et ne gagneront pas leur projet de démolition de l’école au centre du Mali. Ensemble, les Maliens vont secourir l’école et les enseignants.

Boureima Guindo

Source : LE PAYS

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