Lutte contre la corruption dans la circulation routière : Les usagers maliens appelés au respect des nouvelles mesures

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Samedi 26 octobre la Maison de la presse a servi de cadre à une conférence de presse organisée par « l’Audace Libre Afrique Mali » (ALAM). Cette conférence était placée sous le thème « La nouvelle mesure du ministère de la Justice et garde des Sceaux dans la lutte contre la corruption dans la circulation routière ». Elle a marqué la présence de plusieurs responsables dont le représentant du ministre de la Justice. Ces différents responsables ont échangé sur la thématique qui les a réunis.

Cette 3e édition du café de la liberté est portée sur la nouvelle mesure mise en place par le ministère de la Justice dans le cadre de la lutte contre la corruption dans la circulation routière. La loi du règlement de la circulation routière date de 1999, cette mesure aurait dû être appliquée il y a plus de 20 ans, mais son application pose toujours des problèmes, car l’État n’a pas eu la volonté de le faire, selon le représentant du ministère de la Justice. Aujourd’hui, dit-il, cette nouvelle mesure va permettre de lutter contre la corruption et l’impunité, car il suffisait de mettre cette loi en application pour que l’incivisme dans la circulation soit combattu ainsi que la corruption.

Pour rappel, la nouvelle mesure n’est rien d’autre que le paiement des contraventions, faire imprimer des reçus pour chaque infraction. Concernant cette mesure, les acteurs de la circulation, que sont les transporteurs, affirment ne pas être au courant, car ils n’ont pas été préalablement informés par l’Organisation nationale des transporteurs (ONT) ni par aucune autre structure. Cela, même après la mise en exécution.

Selon le Pr Clément Dembélé, la loi et les règles font toujours le malheur de certains, notamment de ceux qui portent atteinte à la vie d’autres usagers. Cela est une délinquance et face à cela, la loi doit être très dure pour que certains soient durs avec eux même.

Selon les derniers statistiques de la fondation Frédéric Ebert, les magistrats sont les plus corrompus devant les policiers. 99℅ des Maliens déclarent que les policiers sont plus corrompus contre 97℅ qui déclarent avoir donné de l’argent à un policier pour arranger une infraction commise.

Pour mettre fin à cette situation, la nouvelle mesure mérite un suivi constant par nos autorités. Les reçus pour les infractions et les contraventions permettront de diminuer le taux de corruption dans le milieu routier. Le représentant du CCR atteste que cette mesure a été un grand apport sur le plan organisationnel et sur leurs relations avec les usagers.

Cette nouvelle mesure doit, selon les participants, être soutenue, par des sensibilisations.

 Exiger les reçus lors des différentes contraventions est un pas vers l’émergence, car cet argent rentre obligatoirement dans la caisse de l’État. Si cette nouvelle mesure est appliquée à la lettre, beaucoup d’usagers ne finiront jamais de payer leur amende par faute d’incivisme, de non-respect du Code de la route et de l’impunité. Donc il est important de savoir que cette mesure doit être appliquée par tous les usagers afin d’assurer leur propre sécurité.

Rappelons que l’audace Libre Afrique Mali (ALAM) est née en 2015. Elle a pour objectif de promouvoir la liberté commerciale, économique et la liberté publique. ALAM intervient généralement sur plusieurs axes dont les plus pertinents sont l’axe du gouvernement, de la citoyenneté et de la démocratie. Et c’est dans cette logique que l’ALAM a organisé cette journée le samedi dernier.

Mariam Doumbia, stagiaire

Source : LE PAYS

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *