2023 : l’année de tous les défis

Poursuite de la sécurisation du territoire national, Renforcement des capacités opérationnelles des FAMa, organisations des échéances électorales, poursuite des reformes politiques, intensification de la lutte contre la délinquance financière et la corruption, amélioration  du climat social et économique… Ce sont là autant  de défis  qui attendent les Autorités de la Transition  au cours de cette année 2023. Une année charnière pour notre pays.

Cependant, la tâche ne sera pas du tout facile dans un contexte où certains à l’extérieur continuent  leurs œuvres  de déstabilisation contre le Mali. Alors, les Autorités de la Transition  n’auront guère la tâche facile. 

Après une année 2022 pleine de rebondissements, une année qui  a vu  notre pays faire preuve de grande résilience  face au choc en répétition du Covid, la secousse des sanctions de la  CEDEAO, imposées à notre pays. 2023  s’annonce comme une année de défis colossaux (défis électoral, défis sécuritaire, défis social)

Défis électoral : En route pour le  référendum

En effet, le  premier  test grandeur nature  pour les Autorités  de la Transirions serai  la tenue du référendum dont le déroulement est prévu pour le mois de mars 2023, de la convocation du collège qui doit s’effectuer dès février 2023 et de l’examen et l’adoption de ce référendum pour le mois de mai.

Hormis, ce référendum, l’élection des conseillers des collectivités territoriales est un autre enjeu de taille. En effet, elle doit se tenir au même mois de mars 2023 que le référendum.  De ce fait, de sa convocation en mars à la campagne puis le déroulement du scrutin en juin, les maliens retiennent leur souffle.

Un autre défi de taille ? L’élection des députés  qui est aussi prévu pour cette année 2023. Cela sonnera la fin du conseil national de transition et sera une amorce pour le retour à l’ordre constitutionnel tant souhaité par les maliens et leurs partenaires de la sous-région. En premier lieu, la convocation se tiendra au mois de juillet puis suivront la campagne électorale et le déroulement du scrutin au mois d’octobre. Le deuxième tour quant à lui aura lieu en novembre de cette même année.

Pour ce qui est de l’élection présidentielle qui mettra fin à la transition, elle se tiendra en 2024 mais la convocation du collège électoral est prévue pour le mois d’octobre prochain. L’ensemble de ces scrutins dont le calendrier a été établi par le ministère de l’administration territoriale ne doit connaître en principe aucun report sauf cas de force majeure. Ainsi, les maliens sont invités à se préparer pour renouer avec les urnes dès le mois prochain.

Défis sécuritaire : les FAMa sur tous les fronts

L’année 2022 a été marquée par une nette amélioration de la situation sécuritaire due essentiellement  à la montée en puissance de l’armée malienne en guerre contre des hordes terroristes, depuis plusieurs années, Cette montée en puissance se concrétise sur le terrain, loin des bruits de sirènes de la capitale. Grâce aux efforts conjugués des autorités de la transition et les amis du Mali, les hommes en uniforme retrouvent le moral et prennent conscience de la mission qui leur est confiée par le peuple. C’est ainsi que depuis quelques semaines, des exploits se multiplient du côté des FAMa sur les différents théâtres d’opérations, donnant l’espoir que les retours des déplacés, des refugiés et de l’administration dans les zones abandonnées ne sont plus qu’une question de temps.

Ainsi la traque contre les jihadistes a pris une nouvelle dimension, depuis quelques mois. La peur est en train de changer de camp grâce au réarmement moral des FAMa qui multiplient les exploits sur le terrain

Aussi 2023 devait être l’année de la confirmation  et de la consolidation  des acquis pour les FAMa dans leur mission de recouvrement et de sécurisation de l’ensemble du territoire national  pour permettre la tenue des divers scrutions annoncées. 2023 doit être l’année du  retour progressif de l’administration de l’état et des services sociaux de base, l’amélioration du climat de quiétude des populations, qui reprennent leurs activités agro, sylvopastorales et commerciales, elle doit être l’année  la restauration de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national

Les Forces Armées maliennes ont  renforcé leurs capacités en termes, d’équipements  avec l’acquissions d’armes de nouvelles générations  de réponses aux exigences d’une armée professionnelle, aguerrie, républicaine, formée à répondre à la menace asymétrique dans le respect des droits humains.

Toutefois, les améliorations tangibles de la situation ne doivent pas occulter les défis sérieux en matière de sécurité  auxquels  les Autorités doivent s’attaquer pour consolider les progrès réalisés sur le terrain. Sur le plan de la sécurité, les groupes extrémistes violents, notamment la Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et d’autres groupes similaires, ainsi que les groupes armés communautaires dits d’autodéfense, continuent d’attaquer, de tuer et d’enlever des civils,

Défis social : améliorer  le quotidien des maliens

Les Autorités doivent s’atteler  à répondre  à la  baisse du pouvoir d’achat du Malien moyen en raison de la crise économique mondiale qui est aussi source de vives préoccupations  des populations. Dans le cadre, elles doivent continuer leur politique  d’exonérations des droits et taxes accordées au cordon douanier comme en 2022  et poursuivre également le financement de la gratuité de certains services de santé notamment la césarienne, la lutte contre le paludisme, le Sida, la tuberculose, les vaccins et certains médicaments. En outre maintenir un  appui direct aux populations vulnérables à travers le programme gouvernemental de transfert monétaires. Rappel : en 2022, 39 milliards de Fcfa ont été distribués à 366.964 ménages.

Concrétiser les promesses de bonne gouvernance  et continuer voir amplifier la lutte contre  les Auteurs des détournements de deniers publics. Renforcer des capacités des structures d’inspection, de vérification et de lutte contre le phénomène de la corruption.

Aussi, malgré la conférence sociale pour la mise en place d’un pacte de stabilité  de l (octroi  des subventions pour les intrants et les denrées de première nécessité,  il demeure un impératif pour le gouvernement de maintenir  un dialogue  franc  avec   les organisations syndicales pour un front social apaisé.

Sans doute, elles (les Autorités) auront la difficile  tâche d’entamer de véritables négociations avec les différents mouvements syndicaux pour le bonheur des travailleurs maliens ainsi que celui des populations qui ont assez souffert à cause de ces cascades de grèves.

Rappelons que ces missions s’inscrivent dans la droite ligne des orientations des assises nationales de la refondation tenues en 2022.

Mémé Sanogo

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