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Ag ATTAHER lors de la Journée de réflexion et d’échanges sur l’intégration Africaine : « le potentiel de notre continent, nous oblige assurément à faire de l’intégration africaine, un outil essentiel pour notre existence »

Ce jeudi 30 mai 2024, la salle de conférence du Gouvernorat du District de Bamako a servi de cadre à la journée de réflexion et d’échanges sur l’intégration africaine.  Initié par le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le chef du département, M. Mossa Ag ATTAHER accompagné de son collègue des Affaires étrangères et de la coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP. Cette journée avait pour but de mener des profondes réflexions sur les défis et opportunités de l’intégration africaine. 

Initiée dans le cadre de la semaine nationale de l’intégration africaine, cette journée réflexion et d’échanges sur l’intégration africaine a aussi enregistré la présence de plusieurs autres personnalités dont des anciens ministres, des représentants diplomatiques, des enseignants chercheurs ainsi que des étudiants. Le thème choisi est : « Les défis et les opportunités de l’intégration africaine en tant qu’instrument de promotion de paix, de stabilité et de durabilité.

Dans son allocution, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag ATTAEHER a souligné que l’intégration africaine est un sujet de grande importance. A ses dires, elle représente « notre aspiration commune, à prospérité et à la paix de notre continent ». Aussi, rappelle-t-il, « il n’est une panacée pour personne, pour aucune nation que l’intégration africaine est la seule arme qui vaille pour que l’Afrique émerge et rayonne dans ce village planétaire qu’est le monde où l’autarcie le conduit infailliblement au suicide, à la banqueroute ».

Par ailleurs, le ministre de l’intégration africaine n’a pas manqué d’évoquer le dysfonctionnent de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a poussé les trois de l’Alliance des États du Sahel à annoncer leur départ de l’organisation sous régionale. « Vous comprenez pourquoi devant le failli de la CEDEAO que les États du Mali, du Niger et du Burkina Faso se soient alliés pour créer l’AES en vue de faire face aux défis de la paix, de la stabilité et du développement.

En outre, le ministre appelle à des profondes réflexions pour renforcer l’intégration africaine. « Il nous incombe aujourd’hui, plus que jamais d’engager des réflexions profondes sur les moyens et les stratégies de renforcement de l’intégration africaine », a-t-il déclaré avant de dire que « nous avons connu les panafricanistes, les fédéralistes, les unionistes j’en passe volontiers » avant d’ajouter que : « le Mali a été de tous les chantiers de l’intégration africaine. Il nous faut, à la lumière des prouesses de l’intelligence humaine contemporaine, redoubler de créativité, d’inventivité pour trouver des solutions concrètes et réalisables en vue de faire avancer l’intégration africaine » a-t-il noté.

Aussi, souligne-t-il, « le potentiel de notre continent, nous oblige assurément à faire de l’intégration africaine, un outil essentiel pour notre existence. En effet, l’intégration offre un cadre approprié pour aborder les défis de manière collective et efficace, reste une solution privilégiée pour asseoir la paix et la stabilité, gage d’un développement global et harmonieux du continent », explique-t-il.

Au cours de cette journée plusieurs panels ont été animés par des éminents universitaires et d’autres personnalités engagées pour la cause de l’intégration africaine. Parmi les panelistes on peut citer des anciens ministres comme Pr Assetou Founé MIGAN, Mohamed COULIBALY, Dr Doulaye KOANTE et Pr Ibrahima N’DIAYE. Plusieurs thèmes ont été abordés lors de ces discussions à savoir, entre autres, la libre circulation des personnes et des biens, l’intégration environnementale, la paix et le développement, l’intégration sociale et culturelle.

Ibrahim Kalifa DJITTEYE

Source : LE PAYS

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