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Amélioration du cadre de travail en Afrique : Une confédération syndicale Ouest africaine ressort du 5e congrès du Synabef

Tout comme le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) qui a été un facteur déclencheur du syndicalisme en Afrique en 1946, le Synabef et ses homologues du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée, du Sénégal, du Bénin et du Togo ont posé les jalons d’une future confédération des banques, établissements financiers, microfinances, énergies et commerces de la sous-région ouest africaine. Ce regroupement vise, ses acteurs, à renforcer leur lien de sang autour des missions communes. C’était en marge du 5e congrès ordinaire du Synabef, tenu le 17 janvier 2024 au CICB à Bamako.

Avec pour objectif de renforcer leur lien de sang autour de l’idéal commun, les syndicats des banques, assurances, microfinances, établissements financiers, énergies et commerces de l’espace sous régional ouest africain entendent créer très prochainement une confédération à laquelle ils se reconnaissent tous.

Tout comme le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) qui a été un facteur déclencheur du syndicalisme en Afrique en 1946, cette future confédération se dressera parallèlement au combat que chacun d’eux mène dans son pays, contre les inégalités socioprofessionnelles, les disparités liées à la mauvaise réparation des bénéfices réalisés grâce aux efforts et sacrifices consentis par les travailleurs, fer de lance de la production.

Une initiative qui survient dans un contexte où le monde en général et l’Afrique en particulier se relèvent peu à peu de la crise poste covid19 et de la crise économique née du conflit entre l’Ukraine et la Russie.

Il faut noter qu’au Mali, ces conditions ont été renforcées par une autre crise sociopolitique et une décennie de crise sécuritaire accrue. Il a d’ailleurs fallu l’intervention des syndicalistes pour désamorcer l’atmosphère sociale à travers la signature d’un pacte de stabilité sociale et de croissance économique pour ainsi éviter que les crises ne s’entassent.

Selon le ministre du commerce et de l’industrie, Moussa Alassane Diallo, présent à cette cérémonie, la résilience dont ont fait preuve les Maliens s’explique à la fois par l’engagement, la détermination et la volonté des opérateurs économiques mais et surtout des syndicats qui ont compris que ce qui était en cause c’est avant tout notre pays, Mali.

Dans le même ordre d’idée, le porte-parole des pays invités a souligné que la paix sociale est la mère de la paix politique.

En plus de renforcer le lien de sang qui les identifie ce regroupement donnera aussi, selon toujours le porte-parole, une légitimité aux dispositions légales pour la mobilisation amplifiée des membres autour de réalisation des objectifs, de la pérennité des entreprises ainsi que la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs.

« Il aura un statut juridique au regard des dispositions de la convention de l’organisation internationale du travail sur les libertés syndicales et ayant pour primauté de rendre exécutoires les dispositions des conventions collectives au pied de la lettre ; Il contribuera à aplanir les crises sociales qui constituent les vecteurs de déstabilisation de la production, de désintégration du climat social et constituera un outil de prévention, de sensibilisation et de mobilisation de ressources pour l’atteinte des objectifs » a ainsi cité entre autres le porte-parole tout en saluant l’esprit de cohésion qui a motivé l’initiative. En outre, il a souhaité que l’initiative s’étende à tous les secteurs d’activité dans la sous-région voire en Afrique.

Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

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