Education

Année scolaire 2019-2020 : Des menaces planent à l’horizon

Les syndicats signataires de l’éducation du 15 octobre 2016 ont tenu une conférence de presse le samedi 28 septembre 2019. Le but de cette conférence était de faire le point d’exécution des promesses du gouvernement faites aux enseignants les années précédentes.

Faire le point d’exécution du Procès-verbal de conciliation signé le 15 mai 2019 entre les syndicats et le gouvernement malien, la problématique de la prise en compte des enseignants sous la Loi 2018-007 du 16 janvier 2018 à travers le statut du personnel enseignant, tels sont les points ayant été discutés au cours de cette conférence.

Procès-verbal de conciliation

Cinq mois après la signature du Procès-verbal de conciliation ayant mis un terme à la grève de l’année scolaire 2018-2019 et conduit à son prolongement, les syndicats signataires déplorent l’état d’exécution de plusieurs points de ce document.

Pour rappel, ce Procès-verbal contenait dix points au total dont huit ont marqué l’accord entre les deux parties, un accord partiel et un point concédé par les enseignants.

Le statut du personnel enseignant

La non-prise en compte des enseignants régis par la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, fondamental, préscolaire et spécial dans le statut général des fonctionnaires fait planer des menaces sur l’année scolaire 2019-2020.

En effet, selon les syndicats signataires de l’éducation, « Suite à l’accord signé entre le Gouvernement, le CNPM et l’UNTM, signé le 29 janvier 2019, une revalorisation de la grille a été accordée aux fonctionnaires régis par le statut général ». Or, en son article 39, le statut des enseignants précise que « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale ».

Les syndicats préviennent

Pour éviter à l’école malienne la situation de l’année dernière, les syndicats disent avoir entamé plusieurs démarches depuis le 30 mai 2019 à travers des correspondances adressées à des membres du gouvernement, dont le Premier ministre le 6 et le 16 septembre 2019. Toutes ces correspondances sont restées lettres mortes, déplorent les syndicats avant d’indiquer  que leur demande de rencontre avec les familles fondatrices de Bamako et les leaders religieux est restée de même. En conséquence, tirent les syndicats comme conclusion, « les syndicats de l’éducation, au regard de la situation qui prévaut notamment la non-exécution de certains points du Procès-verbal  de conciliation, du mépris et de la négligence dont fait preuve le Premier ministre vis-à-vis des enseignants, prendront toute leur responsabilité afin de mettre les enseignants du Mali dans leur droit. »

TOGOLA

Source : LE PAYS

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