MEDIAS

Brèves du Mercredi le 10 Juin 2020

Cercle de Bankass : Deux agents de l’ONG HD et un conseiller municipal enlevés

 Le lundi dernier, deux agents de l’ONG HD :  Abdou Sekou Ouologuem et Djibril Barry ont été enlevés dans le cercle de Bankass pendant une mission de médiation dans la commune de Baye. Ils ont été enlevés en même qu’un conseiller municipal Souleymane Drabo et le chauffeur de la délégation, Moumouni GUINDO.

Sadiola : Cinq morts et sept blessés dans un effondrement de mine

À Sadiola, dans la région de Kayes, une mine s’est effondrée en faisant cinq (5) morts et sept (7) blessés graves. Cette catastrophe est survenue ce dimanche 7 juin 2020, aux environs de 22 h. Les blessés ont été vite évacués dans le centre de santé communautaire (CSCOM) de la ville. Des sources nous affirment que le lieu de l’incident est une ancienne zone de la société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS-Sa). C’est un lieu clandestin des orpailleurs traditionnels. Les mêmes sources indiquent que généralement c’est après la pluie et pendant le mois d’août (période de soudure) que des femmes investissent les zones aurifères pour grappiller quelques grammes, voire même des kilogrammes d’or afin de subvenir aux besoins de leur famille. À savoir que ce n’est pas la première fois que ces genres de choses se produisent dans les zones minières.

 Une zone abandonnée par la société minière Yatela-Sa depuis 2006 a causé aussi la mort de six (6) personnes en décembre 2017. C’était suite à un effondrement à Kroukéto, une Commune de Sadiola.

BANAMBA : un nouveau maire pour la commune rurale de Boron

Après le décès du maire de la commune rurale de Boron dans le cercle de Banamba, feu Alou Badre Doucouré, le 23 avril 2020, Amady Sow a pris le relais ce lundi 08 juin 2020 en présence du sous-préfet de la localité. Cette commune compte 23 conseillers municipaux, 49 villages et 37 hameaux de culture.

SAN : les paysans catholiques ont prié pour une pluie abondante

La cathédrale Notre-Dame a servi de cadre pour les paysans catholiques de San de lieu de prière pour des pluies abondantes cette année. À ne pas oublier que les cultivateurs catholiques attendent que leurs semences soient bénies par un prêtre avant de les semer. Comme chaque année, la prière de cette année a eu lieu ce dimanche 07 juin 2020. Des vœux ont été formulés à l’occasion de la fête de la trinité.

GAO : curage des caniveaux par la jeunesse

Dans le cadre de la prévention des dégâts causés par les inondations à l’approche de la saison des pluies. Une opération de nettoyage des caniveaux a été lancée par le conseil communal de la jeunesse de Gao. Cette opération a débuté le dimanche 07 juin 2020.

KOUTIALA : la décontamination du grand marché

Le grand marché de Koutiala a été désinfecté le week-end dernier par la protection civile. Le but était d’éliminer les microbes du marché, qui d’ailleurs est un lieu de regroupement. Les populations n’ont vu aucun inconvénient.  

Sikasso : Le plan d’action régional actif pour 6 mois

Les autorités administratives et sanitaires de la région de Sikasso ont mis en place un plan d’action régional pour une durée de six (6) mois. Ce plan d’action varie de plus de 1,5 milliard de FCFA dans le cadre de la prévention et la lutte contre le coronavirus. Un évènement dirigé par le gouverneur Boubacar Bagayoko. Plus de 847 millions de FCFA ont été investis pour la prévention et 268 millions de FCFA pour la prise en charge des malades atteints par la Covid-19. Le Dr Dramane Traoré nous a fait savoir que le coût de la dotation en équipements et l’appui aux services sanitaires s’élève à 50 millions et tous les hôpitaux ont reçu un appui de 80 millions. Il affirme que beaucoup de programmes, projets, ONG et coopératives dans la région ont apporté leurs aides à la population. Ces aides consistaient des dispositifs de lavage de main, la dotation en gel hydroalcoolique, en formation et appui aux activités de surveillance. Selon les autorités sanitaires, à la date du 3 juin, 148 suspects ont été enregistrés dans la région, parmi lesquels 35 cas ont été confirmés positifs dont 28 cas dans le cercle de Koutiala.

À défaut des matériels nécessaires pour l’analyse de sang, les prélèvements faits à Sikasso sont envoyés à Bamako pour analyse. Les spécialistes nous on dit qu’il n’y a que quatre sites d’analyse au niveau national et un laboratoire mobile qui tourne dans certaines régions comme Kayes et Tombouctou. Boubacar Bagayoko a, fait mention de la situation de 215 de nos compatriotes bloqués en Côte d’Ivoire à cause de la Covid –19, ils sont à la recherche d’une solution pour leur rapatriement. Il invite les Maliens à la vigilance et au respect des mesures barrières.

Diéma : la crise d’eau s’intensifie de jour en jour

En cette période de forte chaleur, la crise d’eau s’aggrave de jour en jour, partout dans le cercle de Diéma. Ce qui rend souvent difficile l’entretien des animaux. Selon des sources, il n’y a pas une seule goutte d’eau dans les mares, les rivières et autres cours d’eau. Même la prestigieuse marre de Koungo est à sec. Les puits à grand diamètre tarissent à cause de la ronde ininterrompue des animaux.

Du problème d’eau vient s’ajouter l’appauvrissement des pâturages chaque jour un peu plus. Pour avoir de l’eau dans cette zone, il faut parcourir des kilomètres. La chaleur bat tellement son plein que ça donne l’impression que les sols brulent.

Selon certains habitants, ce problème est causé par les commerçants de Nioro du Sahel qui viennent tous les jours charger leurs véhicules d’herbe ou leurs motos taxis. Mais la version du chef de village, Bella Mamadou Dia est que c’est l’arrivée massive des transhumants d’un pays voisin qui est à l’origine de cette situation. Les éleveurs ont déjà commencé à quitter Diéma pour le bien-être de leurs pâturages. Certains se sont dirigés vers Kita, Nioro et d’autres aussi jusqu’à la frontière mauritanienne.

Comme si ces problèmes ne suffisaient pas, le problème d’aliment bétail appelé tourteau vient s’y greffer. Un sac de 50 kg coûte parfois 10 000 FCFA. Selon le chef de village de Dioba, Mamadou H. Diallo, les bêtes sont mourantes. De multiples éleveurs comptent quitter cette localité si rien n’est fait, et si cela arrive, il y aura un impact négatif sur l’économie de cette partie du Sahel où l’élevage constitue une des activités phares.

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