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Campagne nationale de reboisement de l’A.S.Y.M : 5000 arbustes prévus pour être plantés à travers le pays !

Comme prévu, les membres de l’association Siguida Yelen du Mali (A.S.Y.M) ont procédé, au lancement officiel de la campagne nationale de reboisement, le samedi 14 août 2021. Cette  cérémonie tenue à Kabala, commune rurale de Kalaban-Coro avait pour thème : « Qui plante un arbre n’a pas vécu inutile ». A cette occasion, président de l’association, Abdou Coulibaly a éclairé la lanterne du public sur l’importance de l’évènement à travers le nombre important  d’arbres à planter.

Les membres de l’association Siguida Yelen du Mali consacreront, comme à l’accoutumée, la saison  pluvieuse à la traditionnelle plantation d’arbres partout où l’association est représentée. Les travaux ont démarré le jour même du lancement officiel des activités le samedi dernier. Selon Abdou Coulibaly, l’A.S.Y.M a voulu entreprendre ces actions « sociales, économiques, citoyennes et culturelles » dans l’optique de relever un certain nombre de défis tout en intervenant de façon meilleure dans la vie des communautés. En sa qualité de président, M. Coulibaly s’est davantage prononcé sur le reboisement : « Mes ainés ont l’habitude de nous parler d’une émission de la radio nationale avant l’avènement de la télévision dans notre pays. Cette émission était intitulée : sahel-vert. Il indique que c’était dans les années 1970, avec une audience qui pouvait atteindre 60 à 70%. Cette  émission de la radio Mali avait comme slogan : celui qui aura planté un arbre n’aura pas vécu inutilement. C’est dire, précise Abdou à ses militants, « nous avons commencé à vouloir reverdir notre sahel depuis 5 à 6 années ». En face de ses militants, le premier responsable de l’A-S-Y-M dira que c’est cette prise de conscience qui a motivé les populations à prendre leur destin en main pour, dit-il, « un Mali vert source de l’équilibre de notre écosystème ».Dans son intervention, il a souligné l’urgence de planter beaucoup d’arbres en cette période où l’avancée du désert reste un constat alarmant.

Aussi, il estime que ces arbres doivent être plantés pour les générations à venir, la sauvegarde des forêts minées par la coupure de bois, des  phénomènes liés à la déforestation pour l’intérêt de tous. D’où son cri de cœur : « Mobilisons-nous, car le désert avance à grand pas et finira par gagner la bataille de l’environnement si nous ne faisons rien pour endiguer le fléau ». Avec la multiplication des initiatives de reboisement, l’espoir est, selon lui, permis que le Mali reverdira dans les années à venir. Un Mali qui sera l’oasis dans le Sahara. Un pays  où il fera moins chaud, voire où les animaux bénéficieront des meilleurs pâturages.

Habillé en bazin, le président de l’association confiera que 5000 arbres sont, pour cette année, prévus pour être plantés à travers le pays. Il  encourage les militants à être les « porte-drapeaux du combat en cours contre la désertification dans le pays ». Puis d’énoncer ceci aux habitants de Kabala : « Armez-vous de courage et de patience, parce que le chemin qui mène à la victoire pour un sahel vert est en encore long. Je lance un défi à chaque citoyen de planter un arbre  et de l’entretenir durant cinq(5) ans ».De son côté, le représentant du ministère de l’Environnement, Samba Goita, non moins agent des eaux et forêts, trouve que les effets du changement climatique ne sont cachés à personne.

Ils sont là, et demeurent perceptibles, a-t-il dit. Spécialiste qu’il est, il tient à rappeler qu’on en finit pas de dire l’importance de l’arbre. « L’air que nous respirons est purifié par les arbres. Nous profitons des arbres à partir de leurs fruits, leurs racines, feuilles et leurs écorces pour nous soigner. C’est l’arbre qui consolide le sol. Nous devrons aller vers le reboisement au regard toutes ces importances », allègue l’agent de la direction nationale des Eaux et forêts. Suivant ses  précisions, le Mali avait 32 millions d’hectares en 2002.Mais la désertification a fait qu’il ne reste que 14 millions d’hectares, a-t-il déploré pour souligner l’urgence de continuer à reboiser. Pour sa part, le représentant du sous-préfet, Moussa Koné, exposera que « celui qui plante un arbre n’a pas veçu inutile. Le faire c’est participer à la construction et au développement du pays ». Au nom du chef de quartier, Bakary Sidibé a salué l’initiative de l’A-S-Y-M.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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