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Départ prématuré de Firefinch de Morila : La Mine continue de produire de l’or grâce à l’accompagnement des entreprises locales

Pour couper court aux rumeurs faisant état de l’arrêt des travaux dans la mine d’or de Morila, après le départ prématuré de l’actionnaire principal (Firefinch), la Direction générale a fait visiter tous les compartiments de production à une équipe de journalistes les 13, 14 et 15 décembre 2022. Non seulement la production continue, mais les responsables sont également confiants qu’avec un engagement politique fort, Morila pourrait dépasser de loin sa contribution à l’économie nationale.

Arrivé en 2020 en remplacement à Barrick gold, l’investisseur australien Firefinch qui détient 80% des actions de Morila SA a annoncé, contre toute attente, son retrait avant même les 18 mois d’investissement. Juste après cette annonce, nombreux autres fournisseurs de la mine ont plié bagages laissant, non seulement les 1 122 travailleurs sur leur sort, mais également une lourde créance de plus de 44 milliards de francs CFA sur le dos de la direction générale de Morila SA.

Grâce à perspicacité de la Direction générale et l’accompagnement de certaines entreprises locales, dont l’Entreprise Youssouf Haïdara (EYH) et l’Entreprise Générale Traoré et frère (EGTF-Groupe), la mine de Morila continue de produire au bénéfice du Mali.

Une situation de crise sans précèdent qui a créé une panique générale faisant état d’une possible fermeture de Morila SA. Pour donc imprégner l’opinion nationale et internationale sur ces fausses rumeurs, la Direction générale, sous le leadership de M. Drissa Arama, a organisé une visite guidée de toute l’unité de production, à l’intention d’une équipe de journalistes et d’hommes de média les 13, 14 et 15 décembre 2022. Cette occasion a été également mise à profit pour faire état de la situation réelle que traverse la mine de Morila actuellement. « Il y a eu effectivement assez de périodes difficiles, mais la chose la plus importante pour une mine d’abord, c’est avoir les ressources nécessaires pour continuer l’activité » a indiqué le Directeur général Drissa Arama lors d’une conférence organisée pour l’occasion tout en remerciant vivement les entreprises locales qui ont accepté de soutenir la mine alors qu’elles étaient sévèrement persécutées par des entreprises étrangères sous Firefinch.

Par ailleurs, le Directeur Général a rassuré que Morila regorge  toujours d’une réelle potentialité exploitable.« A la date d’aujourd’hui, Morila a 3.5 millions d’onces qui ont été certifiés internationalement et ça peut rassurer tout investisseur » a-t-il indiqué.

Selon la délégation syndicale de Morila (CSTM et le syndicat libre des Mines et Industries du Mali), réunie autour d’une autre conférence, cette situation de critique de la Mine d’or de Morila est une des conséquences directes de la mauvaise gestion de la société Firefinch. D’ailleurs, regrette-t-elle d’avoir tenté plusieurs fois sans succès, d’éviter cette situation de catastrophe en alertant le département des Mines de l’énergie et de l’eau.

Rejoignant les propos de son Directeur général Drissa Arama, le secrétaire général du syndicat libre des Mines et Industries du Mali, M. Abdoulaye Kanté a souligné que Morila ne manque nullement de mains d’œuvres qualifiées aujourd’hui qui pourraient lui permettre de se passer de personnels expatriés qui coûtent excessivement chers.

D’ailleurs, rappelle-t-il, que Morila avait l’habitude de tourner 12 mois avec uniquement des travailleurs nationaux, bien que fait avant l’arrivée de Firefinch. Cela pour mettre l’accent que si la volonté politique y est réellement, Morila à l’instar de plusieurs autres Mines peut être un levier économique important qui soit bien au-delà des attentes pour le Mali et les Maliens.

Issa Djiguiba, envoyé spécial à Morila

Source : LE PAYS

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