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Dialogue éducatif sur la santé sexuelle et reproductive : l’association ‘’kalamogon’’ édifie les élèves du lycée privé Djinessira Coulibaly

La présidente de l’association ‘’kalamognon’’, en l’occurrence Coumba Coulibaly et ses militants ont organisé, vendredi 22 décembre dernier, un dialogue éducatif « sur la santé sexuelle et reproductive ». Avec comme thème : « Emancipation menstruelle : favoriser une gestion saine et informée à l’école », l’évènement a eu lieu dans l’enceinte du lycée privé Djinessira Coulibaly (L-P-DJI-Coul) sis à Kalaban-Coro-Sangha, dans le district de Bamako.

Première du genre, l’initiative consistait à promouvoir la santé sexuelle et reproductive des jeunes filles de l’établissement bénéficiaire. Cela, indique-t-on, en facilitant le dialogue éducatif et culturellement sensible en matière de gestion de l’hygiène menstruelle à l’école pour, dit-on, contribuer à l’autonomisation des participants. Via ladite rencontre, ajoute-t-on, il s’agissait surtout « de briser les tabous entourant la sexualité ». L’association annonce avoir initié ce cadre d’échanges pour sensibiliser les élèves du lycée sur les notions fondamentales de la santé sexuelle et reproductive ce, en tenant compte des réalités culturelles du pays. Il vise également à établir un espace de dialogue ouvert et respectueux où les participants peuvent, insiste-t-on, poser des questions et discuter librement sur le sujet « tabou ». S’y ajoute le renforcement des compétences pratiques desdits bénéficiaires en matière d’hygiène menstruelle ; la favorisation d’une compréhension positive sur la problématique ; la participation active des intéressés au processus éducatif… « Nous avons tenu cette rencontre parce que nous avons vu qu’au Mali, les sujets de sexualité sont tabous dans notre société. Nous avons alors décidé d’organiser ce dialogue éducatif en partenariat avec AJCAD et She LEADS », précise Coumba Coulibaly. Initié à l’endroit des élèves de la 10ème année, ce dialogue permet aux jeunes filles et garçons de s’émanciper en matière de l’hygiène menstruelle. Au sortir de la rencontre, la présidente dit être satisfaite. « Les échanges ont été à la hauteur, les élèves ont participé et l’activité a été un succès, parce que l’experte du jour a bien expliqué les points essentiels. Filles comme garçons, j’ose croire que tout le monde a pu comprendre les parties importantes », a confié la femme leader. Et Mme Coumba Coulibaly d’inviter d’autres organisations à s’impliquer dans la sensibilisation des jeunes élèves. Pour le censeur du lycée, la santé sexuelle et reproductive reste toujours d’actualité. « Cette association est venue éclairer les lanternes des élèves. Je suis très honoré pour cela », a ajouté Chaka Mallé. Sur une thématique pareille, le manque de communication pourrait être grave pour les jeunes filles. « Parce qu’elles pourraient être mises devant des faits accomplis, chose qui n’est pas bonne. Des initiatives pareilles doivent alors être continuelles non seulement dans les établissements, mais aussi et surtout dans les maisons, pour pouvoir aider les futures mamans du pays à se protéger et protéger les autres », conclut le censeur Mallé. Pour Mme Dioro Diallo, spécialiste en santé sexuelle et reproductive, « la santé sexuelle et reproductive sous-entend la prise en charge de tous les problèmes de santé liés à l’appareil génital tant chez l’homme que la femme ». Plus d’une heure durant, rapporte la facilitatrice du jour, les participants ont eu droit à des explications sur les différents volets de la santé sexuelle et reproductive. « La personne humaine doit avoir une vie sexuelle responsable et épanouie. Ce sujet ne concerne pas que les femmes. Il touche aussi les enfants », édifie la spécialiste. « Honnêtement, nous sommes contents et satisfaits d’avoir pris part à cette rencontre. Elle nous a permis de comprendre beaucoup de choses sur la sexualité », enchaînent Ibrahim Diallo et Mariam Djoba Dembélé, élèves du lycée. Saluant l’initiative à sa juste valeur, les participants disent remercier les membres de l’association et promettent « de partager leur savoir avec d’autres jeunes ».

Mamadou Diarra

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