Edito: Le bout du tunnel !

Enfin le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, semble mettre un peu d’eau dans son ‘’niamakoudji’’ (son jus de gingembre) dans l’affaire des 49 soldats ivoiriens mis aux arrêts à Bamako depuis le 10 juillet dernier. Après cinq(5) mois passés a tourné en rond, ADO a dépêché son ministre d’État et ministre de la Défense, accompagné par une délégation togolaise (médiateur dans ladite crise) au Mali. C’est par là que le Président Ouattara devrait commencer dès le début et éviter l’influence négative de l’ex-puissance coloniale et de la Cedeao qui a perdu le sens de sa mission fondamentale depuis que ses décisions sont téléguidées par Paris.

Il faut saluer la sagesse et le réalisme d’ADO qui accepte enfin de privilégier le dialogue direct et cesser de se faire manipuler par des gens qui veulent voir le sang des Africains couler encore. Et la délégation mixte ivoiro-togolaise, conduite par le ministre d’État et ministre de la Défense de la Côte d’Ivoire, Téné Birahima Ouattara, a été reçue en audience par le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Téné Birahima Ouattara a expliqué que cette arrestation de soldats ivoiriens est « un malentendu entre le Mali et la Côte d’Ivoire ». Le ministre ivoirien s’est ainsi félicité de la voie de résolution de la crise diplomatique trouvée avec le Mali.

Un mémorandum a été signé, jeudi 22 décembre dernier, par le Mali et la Côte d’Ivoire pour un dénouement heureux de cette affaire des soldats détenus au Mali depuis 05 mois pour « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État ». Ils étaient 49 avant la libération de trois femmes.

Le ministre des Affaires étrangères du Togo s’est également réjoui des engagements pris par les deux pays frères. Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, a, pour sa part, affirmé avoir pu noter une bonne volonté de part et d’autre. Il estime que cela permettra d’œuvrer à pouvoir surmonter cet événement en préservant les liens qui existent entre les deux pays.

La signature d’un mémorandum signifie le respect des engagements pris entre les deux parties. Les autorités maliennes et ivoiriennes sont désormais obligées de respecter cet engagement pris à la suite de la signature de ce document.

En tout cas, le Mali, comme la Côte d’Ivoire, ne doit pas perdre de vue la nécessité de se soutenir au nom de leurs peuples respectifs et sortir des politiques de manipulations qui consistent à protéger des intérêts français et occidentaux en dépit des catastrophes que nos États traversent. Ni le Mali ni la Côte d’Ivoire, encore moins un autre pays ouest-africain, n’a intérêt à s’engouffrer dans un jeu international de lutte contre le terrorisme qui demeure un combat sanglant dans nos pays, avec comme arbitre une communauté occidentale perdue dans une quête effrénée de ressources. Nous avons des défis encore plus importants pour nous investir dans l’amélioration des ressources humaines, seule possibilité pour l’émergence de nos pays. C’est ce que le Président ivoirien semble enfin comprendre. Tant mieux !

Aliou Touré

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