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Expulsion de Christophe Sivillon par le gouvernement malien : Les balivernes de la CMA !

Comme on pouvait s’y attendre, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a soutenu le chef de Bureau de la Minusma à Kidal, Christophe Sivillon, déclaré personna non grata puis expulsé du Mali par le gouvernement, le mardi dernier. Pis, elle réitère sa position séparatiste en disant : « Au congrès du MNLA, il y avait bien des délégations venues du Mali et des délégations venues de l’extérieur ! ». Quelle provocation !

Après Christophe Sivillon, la CMA vient encore d’insulter la nation malienne. Dans un communiqué publié le 10 décembre 2019, voulant dénoncer l’expulsion du désormais ancien chef de bureau de la Minusma, elle a affirmé sa mauvaise foi de voir « Un Mali un et indivisible ». Elle dit, dans sa sortie, que « l’intervention du représentant de la MINIUSMA ne peut être prise pour éléments de défense ni du MNLA encore moins de la CMA qui n’en ont guère besoin en dehors du cadre légal posé par l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et la nécessité de sa mise en œuvre ». D’accord. Chacun a son jugement sur ce point.

Mais ce qui est très grave et inadmissible dans le discours de la CMA, c’est le fait qu’elle soutient le bien-fondé des propos séparatistes du Chef déchu du bureau de la Minusma à Kidal. « Au Congrès du MNLA, il y avait bien des délégations venues du Mali et des délégations venues de l’extérieur ! », lit-on dans le communiqué de la CMA. Quelle insulte ! Kidal ne fait-il pas partie du Mali ? Eux séparatistes, membres de la CMA, maintiennent-ils leur projet de partition du Mali ? Ce passage de leur communiqué le prouve. Aussi, dans son communiqué, ces Maliens, qui doivent tout à ce pays, affirment que « les populations de l’Azawad » ont démontré la légitimité du MNLA. Comédie ! Mais de quelle légitimité parlent-ils ? Non, la CMA n’est pas prête pour la paix. Ce sont ses propos qui l’attestent. Comment un mouvement qui passe le clair de son temps à réclamer la mise en œuvre de l’Accord d’Alger puisse continuer à faire la promotion de la partition du Mali. Impossible !

B. Guindo

Source : LE PAYS

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