SOCIETE

Ferme agricole de GRADEM à Zantiguila : L’agriculture écologique pour le plus grand bonheur des communautés !

Dans sa ferme agro écologique à Zantiguila, une délégation du Groupe de Recherche Action Droit de l’Enfant (GRADEM), conduite par Antoine Akplogan, a rendu une visite, le mardi 12 novembre. A leur arrivée, ils ont été accueillis par le directeur de la ferme de GRADEM, Moussa Koné.

En effet, le coordinateur exécutif de GRADEM effectue cette visite chaque trois mois en compagnie de Dr Moussa Diabaté consultant formateur en agriculture écologique et promoteur du centre sahélien de formation et de recherche en agriculture biologique et écologique pour partager l’expérience du DR aux travailleurs.

Selon le directeur Koné, GRADEM dispose d’un espace de maraichage de 1600 mètres carrés avec en appui l’agriculture écologique. Occasion pour lui de souligner que cette ferme produit des légumes et des cultures vivrières pendant la saison de pluie.

Au-delà de la culture agricole, il a noté en termes d’activités dans la ferme l’élevage des bœufs pour faire de l’embouche et leurs utilisations pour la traction au moment de la saison des pluies, des volailles dont certains sont destinées pour la vente et d’autres pour la production.

De son côté pour répondre aux questions des journalistes, Dr Diabaté dira qu’il n’y a pas une grande différence entre l’agriculture biologique et écologique. « On entend par agriculture biologique, le fait de mettre certaines normes dans l’agriculture, qu’on fixe aux paysans ce qu’on appelle biologique. Or, l’agriculture écologique englobe tout, c’est aussi une manière de cultiver, de profiter de la nature en même temps d’aider la nature pour ne pas la détruire » a-t-il déclaré.

Après avoir fait le constat par rapport à la dernière visite, Dr Diabaté a souligné, qu’il y a eu beaucoup d’amélioration à la ferme de GRADEM. « Au début, il y n’avait pas de volaille, ni de bovin, les petits espaces sont occupés » a-t-il soutenu

Avant de terminer, il a recommandé aux travailleurs de la ferme d’aller vers l’amélioration de l’environnement, en faisant des pieds d’arbres, d’essayer de pratiquer une fois de plus la technique de l’agriculture, d’arranger les oiseaux selon les âges et changer un peu de la manière de travail du sol.

« Je suis content parce que les gens sont plus en plus conscientisés d’aller vers l’agriculture écologique. Le problème de chez nous, c’est l’insuffisance de la production si on parvient à produire sainement, non seulement on va préserver notre santé, assurer l’autosuffisance alimentaire et on va créer des emplois » a-t-il mentionné.

Quant au coordinateur de GRADEM, il a souligné que cette visite consiste à voir si la mise en place de la ferme écologique est en train de suivre une progression acceptable et de constater s’il y a des difficultés pour apporter des propositions.

Selon lui, le travail de la ferme n’est pas aussi grand, mais cela demande beaucoup de technicité et de suivi. « Pour le moment nous voudrons d’abord nous rassurer que le travail qui a été abattu est maitrisé » a-t-il déclaré. Ensuite, il a annoncé des formations à l’attention des communautés.

M. Antoine Akplogan de conclure que cette activité de formation, vise à donner une réponse aux problèmes que vivent les communautés, spécifiquement les parents des enfants scolarisés qui peinent à payer les scolarités de leurs enfants.

Fatoumata COULIBALY

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