MEDIAS

FLASH DU LUNDI LE 15 JUIN 2020

GOUVERNEMENT : La reconduction de Boubou Cissé fait débat

Du côté de la majorité présidentielle, cette reconduction de Boubou Cissé au poste de Premier ministre n’est pas surprenante. Car selon elle, elle se justifie à plusieurs niveaux. « C’est une mission qui lui a été confiée il y a une année et un mois depuis la signature de l’accord politique de gouvernance le 2 mai 2019. Il a eu à organiser les élections législatives, il nous a en tout cas sortis d’une crise institutionnelle, il a aussi organisé le dialogue national inclusif qui a regroupé tous les acteurs politiques et de la société civile au Mali, donc pour moi le reconduire c’est comme si le Président de la République veut donner un signal fort pour dire que c’est une continuité dans la mise en œuvre des résolutions et recommandations du dialogue national inclusif », affirme Sékou Niamé Bathily, membre de l’Alliance « Ensemble pour le Mali », même si elle reconnaît que “tout n’ a pas été rose”. « Cette décision est un non-événement ». C’est en ces termes qu’a réagi Issa Kaou Djim coordinateur de la CMAS, un des mouvements politiques dirigé par l’imam Mahmoud Dicko et qui demande la démission du Président de la République Selon lui, cette reconduction n’est pas la solution aux crises qui minent le pays. « Ça nous conforte d’avantage que le Président Ibrahim Boubacar Keita n’a plus rien à foutre du Mali. Un Premier ministre Chef du gouvernement qui n’a pas pu gérer l’école du Mali, quand il venait il a trouvé un accord avec les enseignants sur la base de leurs revendications, aujourd’hui l’école est fermée Un Premier ministre qui, pendant un an, l’insécurité s’est enflammée, la corruption s’est aggravée, un premier ministre qui a mal géré la Covid-19. Pour nous Boubou c’est un détail », a déclaré Issa Kaou Djim.

ARMEE : Ouverture d’enquêtes

Selon le ministre de la défense, des missions d’enquête opérationnelle ont été diligentées pour « faire la lumière sur les allégations d’exécutions extrajudiciaires de 29 civils peuhl à Niangassadiou et Binedama, dans la région de Mopti ». L’armée malienne est soupçonnée également d’ « exactions» de 8 personnes et de « l’enlèvement de 22 autres » dans le village de Massabougou dans la région de Ségou. Le communiqué indique que «des sanctions seront prises par le Chef Suprême des Armées » et « les coupables seront traduits devant la justice, s’il s’avérait que ces exécutions sont l’œuvre des forces armées maliennes ». Selon le document, toutes les responsabilités seront situées dans cette affaire. Cette réponse du gouvernement malien fait suite à un rapport d’Amnesty International accusant les forces de défense et de sécurité du Mali, du Niger et du Burkina Faso de « graves violations de droits humains». Selon l’organisation, plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées ont été recensés entre février et mars 2020 dans les communes de Diabaly et de Dogofry, dans le cercle de Niono, région de Ségou.

Pendant ce temps, les présumés détournements des fonds alloués auxforces armées et de sécurité du Malicontinuent d’alimenter les débats au sein de l’opinion malienne. Un mécanisme de faux bulletins de salaire a récemment été découvert dans le département ministériel, selon des documents circulant sur plusieurs plateformes de médias. Ces documents rappellent que des améliorations des conditions de vie et de travail des militaires ont été octroyées dans le cadre de la loi d’Orientation et de Programmation Militaire. Dans un communiqué, le ministre de la défense annonce avoir ordonné une autre enquête dans cette affaire.

GAO : Rapt d’un véhicule

Les braquages ne faiblissent toujours pas dans la ville. Un véhicule a été enlevé le mercredi dernier au quartier château par des hommes armés non identifiés. Selon de sources locales, le véhicule appartiendrait à la commission DDR de la localité. Une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs et l’engin. Dans le même quartier une boutique de vente de pagne a été braquée le jeudi 11 juin 2020. Mais les jeunes de la localité ont empêché les assaillants de continuer avec leur forfait.

KOUTIALA : 7000 poches de sangs enregistrés

La banque de sang a pu fournir plus de 7000 poches de sang aux malades en 2019. C’est ce qu’a annoncé, le jeudi dernier, les responsables du laboratoire de la localité au cours d’une émission radio initiée par l’Association Médecins Sans Frontières. Cette activité s’inscrit dans le cadre des activités du 14 juin, journée internationale du don de sang. Pour rappel la banque de sang de Koutiala est 2ème pourvoyeuse de sang au Mali, après celle de Bamako.

YORROSSO : Rites sacrés pour une bonne pluviométrie

La cérémonie de sanctification de l’enclume sacrée de Karagorola dans le cercle a débuté le jeudi 11 juin 2020. Plus de 200 personnes venues des régions du Mali et les pays voisins y participent. Cet événement annuel consiste à faire des rites sacrés pour une bonne pluviométrie. Chaque participant amène soit un coq, une poule ou un bouc pour formuler des vœux. La rencontre va durer 3 jours.

KATI : Les femmes sensibilisées sur la Covid 19

Après les six communes du district de Bamako, c’est au tour des femmes leaders du cercle d’être sensibilisées sur la maladie à coronavirus. Initié par le ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, 40 associations ont bénéficié de 120 masques de protection le mercredi dernier. Si certaines bénéficiaires saluent l’initiative, d’autres disent que le ministère a pris un peu de retard. Les bénéficiaires réclament des kits de lavage à main.

Santé : L’OMS clarifie sa position sur la transmission asymptomatique

Depuis début février, nous disons que les personnes asymptomatiques peuvent transmettre la COVID-19, mais que nous avons besoin de plus de recherches pour établir l’étendue de la transmission asymptomatique”, a déclaré mercredi Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse virtuel depuis Genève. “Mais voici ce que nous savons : trouver, isoler et tester les personnes qui présentent des symptômes, ainsi que retracer et mettre en quarantaine leurs contacts, est le moyen essentiel d’arrêter la transmission de COVID-19”, a-t-il ajouté. Selon lui, l’OMS “pouvait toujours faire mieux” au sujet de ses recommandations sur la transmission asymptomatique du coronavirus. “La COVID-19 est un nouveau virus et l’OMS apprend tout le temps”, a-t-il souligné. “Nous sommes favorables à un débat constructif et c’est ainsi que la science progresse. Les avis de l’OMS continueront à évoluer au fur et à mesure que de nouvelles informations seront disponibles”, a-t-il affirmé. L’OMS continue à “travailler 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour accélérer la science et en apprendre davantage sur la manière dont la maladie se propage, sur les meilleures pratiques en matière de recherche des contacts, ainsi que sur la mise au point de nouveaux traitements et vaccins”, a déclaré le chef de l’OMS. Selon les derniers chiffres publiés par l’OMS, la pandémie a fait au moins 407.159 morts dans le monde, ainsi que plus de 7,12 millions de cas confirmés dans 196 pays et territoire.

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