C’est lors d’une conférence de presse à Genève ce mardi 9 avril 2019 que le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés a fait part de l’augmentation alarmante du nombre des déplacés causé par la recrudescence des violences dans le sud-est du Niger.
« Nous sommes consternés de voir les souffrances de la population augmenter, mois après mois, depuis le début de 2019 », dira monsieur Babar Baloch, porte-parole du HCR. L’organisation onusienne pour les réfugiés a estimé que le début de l’année 2019 a surtout été marqué par une recrudescence des attaques violentes de Boko Haram contre les forces de sécurité et de défense ainsi que contre la population civile dans la région de Diffa, près de la frontière avec le Nigéria. L’agence onusienne a signalé que près de 18.000 personnes ont été déplacées à cause des attaques, dont beaucoup ont fui pour la deuxième ou troisième fois et cherchent généralement refuge dans la ville de Diffa. Babar Baloch, porte-parole du HCR, au cours de cette conférence de presse à Genève a aussi déclaré, pour signaler l’ampleur de la situation, qu’ « au cours du seul mois de mars, 88 civils auraient trouvé la mort dans l’escalade de la violence ». La région de Diffa, principal foyer de la crise a recensé depuis 2015 près de 250.000 déplacés et réfugiés. Mais malgré cette situation sécuritaire tendue dans la région, le HCR continue de collaborer avec les autorités et ses partenaires pour apporter un soutien aux réfugiés. Dans l’immédiat, l’agence onusienne indique qu’il s’agit de transférer 10.000 réfugiés se trouvant tout près de la frontière, vers le camp de Sayam Forage, à 45 kilomètres vers l’intérieur du territoire. Un camp qui accueille déjà plus de 15.000 réfugiés.
ISSA DJIGUIBA
Source : www.lepays.ml
