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Le Col. Sadio Camara : « nous n’acceptons pas que la question des droits de l’homme serve à nourrir des idées contre le Mali »

Comme à chaque fois que l’occasion se présente, les plus hautes autorités de la transition ne manquent d’apporter des éclaircissements aux multiples accusations contre les Forces armées maliennes par certaines organisations internationales et de défense des droits de l’homme. Ainsi lors de son passage dans l’émission Mali Kura Taassira sur l’ORTM, la semaine dernière, le ministre de la Défense et des anciens combattants, le col. Sadio Camara, en plus de se porter en faux contre ces accusations trouve aussi rigolo d’entendre que l’armée malienne tue sa propre population.

Pour la deuxième consécutive (2e saison), certains membres du gouvernement de la transition étaient invités à Mali Kura Taasira pour édifier l’opinion publique sur leur gestion des affaires publiques. En effet, lors de son passage dans cette émission la, le col. Sadio Camara, ministre de la Défense et des anciens combattants, a levé le rideau sur certaines actions des Forces armées maliennes (FAMa). Déterminée depuis la fin de la mission des forces étrangères au Mali à reconquérir l’intégralité du territoire national parallèlement à la lutte contre le terrorisme et la criminalité sous toutes ses formes, les forces armées maliennes ne manquent de subir des critiques de toute sorte comme pour mettre à mal leur « montée en puissance ». En complicité avec certaines organisations dites de défense des droits de l’homme, la communauté internationale acquise l’armée malienne, en offensive actuellement contre les forces du mal, de faire des exactions contre sa propre population.

Pour donc répondre à ces allégations « sans fondement », selon certains membres du gouvernement, le col. Sadio Camara, lors de son passage dans l’émission Mali Kura Taasira a, tout en balayant d’un revers de main ces accusations, les trouve aussi amusant. « C’est amusant d’entendre que l’armée malienne tue ses propres citoyens » a-t-il indiqué en langue nationale Bamanakan avant de souligner que les militaires maliens, héritiers de grandes valeurs de civilisation ne sauraient être, en aucun cas, auteurs d’exactions contre leur peuple. « Notre pays est une grande nation, et nos forces de défense et sécurité ont hérité d’une éducation exemplaire sur les valeurs de protection des personnes et cela bien avant l’arrivée de la colonisation ». D’ailleurs, ajoute-t-il que cela a été prouvé par les soldats maliens lors ce qu’ils ont été sollicités par les auteurs de ces mêmes accusations à l’époque pour les aider contre l’ennemi. Donc pour lui, ce sont des accusations qui ne visent qu’à saper le moral des troupes dans leur exploit dans une mission ou toute une coalition internationale a échoué.

Après ces mots de précision, le ministre de la défense et des anciens combattants a mis l’occasion à profit pour inviter tous les Maliens à éviter les pièges de « l’ennemi » car à ses dires, en plus de saper le moral des troupes sur le terrain, ces accusations visent également, selon lui, à créer une sorte de crise de confiance et à long terme créer une fissure dans le soutien massif qu’ont les Maliens à leur armée et aux autorités de la transition.

Bien que la reprise de Kidal soit un témoignage éloquent de l’engagement et de la détermination des FAMa, le ministre de la défense a souligné que la guerre ne saurait être la seule solution exclusive à la crise malienne. D’ailleurs lors de l’acquisition de nouveaux vecteurs aériens dans la même semaine, le ministre Sadio Camara avait à nouveau tendu la main aux « frères égarés ».

« Je réitère encore cet appel lancé à plusieurs reprises, à nos frères égarés, de rejoindre la République et le Processus de paix inter malien. Cette volonté de paix sincère n’est pas une faiblesse, c’est une nécessité pour notre paix, pour le vivre ensemble. », a-t-il déclaré.

Il faut noter que le président de la transition, le col. Assimi Goïta, dans son discours à la nation à l’occasion du nouvel an a proposé un dialogue inter Maliens afin de construire une paix durable au Mali.

Plusieurs autres sujets étaient à l’ordre du jour de cette sortie du ministre tel que notamment, le retrait de la Minusma, le retour de l’Etat et des services sociaux de base dans les zones reconquises, le partenariat militaire du Mali avec la Russie et d’autres pays etc.

Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

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