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Le Mali sous IBK : Même les routes sont remontées

La circulation malienne donne de plus en plus peur aux usagers. Les tragédies de diverses formes se multiplient et compromettent la vie des citoyens.

En une semaine, quatre à cinq tragédies routières ayant marqué les esprits de tous les citoyens pour toujours.  Deux graves accidents de la route en l’espace de deux jours,  trois véhicules partis en fumée. 

Des voies publiques ensanglantées

Les dieux de l’enfer se seraient-ils mis en colère afin de montrer son soutien  aux manifestants réclamant la réhabilitation des voies publiques ? 

En tout cas,  l’heure est grave au Mali depuis l’accident du camion-citerne la semaine dernière. Un véhicule entièrement calciné occasionnant un dégât énorme parmi lequel des pertes en vies humaines.  Au lendemain de cette tragédie cynique,  un autre véhicule du même genre subit le même sort avec moins de dégâts. 

Comme si tout cela ne suffisait pas,  l’épée ignée du dieu de l’enfer s’oriente vers Ségou, 4e région du Mali.  Là,  trois bus de transports en commun, respectivement des compagnies Diarra transport,  Niono transport et Sabaly Kagny occasionnent un accident sanglant.  Plus de 40 victimes. 

Au lendemain de cela,  un autre survient sur la route de Kati,  à quelques kilomètres de Bamako dans la deuxième région, Koulikoro. Un incident survenu entre un véhicule et des motocyclistes.  Le bilan faisait état des morts et des blessés.  Ce n’est pas tout,  le même jour,  un autre véhicule s’était entièrement calciné sur la route de Koulouba.

Toutes ces scènes cyniques survenues la même semaine interviennent après l’incendie de la voiture présidentielle du Sénégal lors d’une visite du chef de l’État malien chez son compatriote Macky Sall. 

De l’essence de mauvaise qualité 

Face à toutes ces scènes, nul besoin d’aller gaspiller l’argent du contribuable malien chez aucun prophète de malheur.  Il ne s’agit aucunement d’un problème de superstition, mais de comportement. 

Abordant dans le sens, Mahmoud Abdou, professeur à l’École Normale Supérieur de Bamako, écrivait sur son compte Facebook : « Le phénomène des véhicules brûlés n’a rien d’extraordinaire. Rappelez-vous il y a quelques mois, on parlait de l’essence de mauvaise qualité qui est vendue dans certains pays africains. » Partant de ce rappel, ce professeur incite les Maliens à un travail de réflexion afin de déterminer l’origine et  les causes véritables de ces tragédies. Il ne manque nullement de s’interroger sur les actions qu’ont posées les autorités maliennes depuis cette annonce. À notre connaissance, aucune réaction, aucune mesure n’a été adoptée afin d’éviter l’avènement de ce feu décennal.

De la visite technique ?

En plus de tous ces paramètres, combien de véhicules au Mali effectuent normalement des visites techniques ?  Ils sont moindres.  Les mécaniciens ne touchent aux engins que lorsqu’ils tombent en panne.  Les véhicules ne subissent pas de visite technique et en plus de cela, on les fait rouler au-dessus de la normale. 

Parlant des cas d’accident.  Ceux-ci sont tributaires en grande partie de l’excès de vitesse et du manque d’humilité des usagers des routes.  « Chacun est roi sur la route » et nul ne veut céder le passage à l’autre. 

Le régime rouge

Le régime d’IBK mériterait le nom de régime rouge tellement des vies humaines ont été sacrifiées d’une manière ou d’une autre durant son mandat. Des tragédies qui surviennent dans des circonstances non élucidées comme ces spectacles de feu sur les voies publiques.

S’agissant des phénomènes d’incendies qui surviennent sur nos voies publiques,  il convient de songer au changement de comportement.  Sans quoi,  on risque de compromettre maintes autres choses avec nous.  C’est dans cette mesure que Mahmoud Abdou recommande : « Il faut se poser les vraies questions au lieu de tomber dans des idées fantaisistes ».

Fousseni Togola

Source : LE PAYS

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