POLITIQUE

Le président de l’Assemblée nationale du Mali lors de la session d’octobre des parlementaires : « Toute création de formations politiques doit, obligatoirement, observer les principes fondateurs de notre République »

Depuis le lundi 7 octobre 2019, les parlementaires sont réunis au sein de l’Hémicycle dans le cadre de la session d’octobre. Au cours de cette session, les députés auront à examiner le projet de budget d’État 2020 ainsi qu’une quarantaine d’autres projets de textes.

Examen du projet de budget 2020 ainsi qu’une quarantaine de projets de textes, telle est l’occupation des parlementaires maliens réunis au sein de l’Assemblée nationale pour leur session d’octobre depuis le lundi dernier. Cette session était présidée par le Président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé.

À l’ouverture de la session, le président de la deuxième institution de la République s’est prononcé sur le Dialogue national inclusif. Occasion mise à profit pour inviter tous ses compatriotes à se montrer motivés pour l’accomplissement de cette volonté politique en prenant part activement à toutes les étapes du processus. Selon lui, « ce dialogue auquel sont conviées toutes les forces vives de la nation, sans exclusion aucune, sera le cadre idéal d’échanges entre Maliens pour faire, en toute responsabilité, un diagnostic sans complaisance de la crise multiforme que vit notre pays afin d’y proposer des pistes de solutions durables ».

M. Sidibé ne fait aucun doute que ce Dialogue « sera également la preuve que malgré nos divergences, nous demeurons un peuple bien soudé dans sa diversité, un peuple fortement engagé dans la voie du consensus, du vivre ensemble et du progrès ».

Apportant des éclaircissements dans le but de rassurer ces compatriotes sur les créations de partis politiques, de mouvements politiques au Mali ne respectant aucune disposition de la Constitution malienne, le Président de la l’assemblée nationale a précisé que « toute création de formations politiques doit, obligatoirement, observer les principes fondateurs de notre République que sont le respect de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire, de l’unité nationale et de la laïcité de l’État ».

Cette cérémonie d’ouverture a servi à M. Sidibé de tribune pour critiquer et appeler au calme. En effet, sur les dernières actualités marquantes du pays, notamment les manifestations pour réclamer la réhabilitation des voies publiques qui ont conduit aux blocages de certaines voies d’accès à des localités, le Président de l’Assemblée nationale a demandé aux citoyens « de sortir de cette forme d’épidémie qui est en train de s’installer, progressivement, dans notre pays, consistant à bloquer les voies d’accès à des localités, en guise de protestation ». Certes, il ne fait aucun doute sur le bien-fondé des recommandations de ces manifestants, il trouve quand même que nul n’a le droit de priver les autres citoyens de leur liberté ou pire de troubler l’ordre public.

À côté de cela, l’attaque simultanée contre Boulkessy et Mondoro, le lundi 30 septembre 2019 n’a pas laissé Issiaka Sidibé indifférent. Selon lui, ces attaques sont assez significatives puisqu’elles invitent à revoir ce qui ne marche dans ce secteur.

Rappelons que Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, a pris part à cette cérémonie d’ouverture. Selon celui-ci, il est au Mali « par solidarité avec le peuple malien qui, comme les Burkinabés, fait face à une situation sécuritaire inédite de son histoire ». À ses dires, durant ces périodes de souffrance, il importe d’être à la hauteur de la situation. Ces guerres auxquelles tous ces deux pays sont confrontés constituent des guerres « pour la vie » desquelles M. Sakandé reste persuadé que ces pays sortiront victorieux.

Fousseni TOGOLA

Source : LE PAYS

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