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Loi régissant la presse ; l’éthique et la déontologie au Mali : Le CCDP outille une trentaine de journaliste

Mercredi 18 décembre, la Maison de la presse a abrité les travaux d’ouverture de la 1ère session d’un atelier de formation organisé par le CCDP (Cadre de concertation des directeurs de publication).L’objectif  était  de former les hommes de médias sur la loi régissant la presse ; l’éthique et la déontologie. Les travaux d’ouverture de l’atelier ont été marqués par la présence d’Aboubacar Bany Zan, coordinateur du CCDP, Hameye Cissé, représentant de la HAC, et Mohamed Talata Maiga, administrateur délégué de la Maison de la presse.

Partant du discours du coordinateur du CCDP, Aboubacar Bany Zan, la situation de la presse privée n’est pas « reluisante » dans les trois dernières années. Ce, se lamente-t-il, du fait que de nombreux procès en cascade et pour divers motifs opposant  les hommes de médias aux particuliers ou personnes morales. D’où la raison de la tenue de cet atelier qui consiste à rappeler aux participants (une trentaine de journalistes) certaines notions de base de la loi régissant la presse ; l’éthique et la déontologie. Pour le coordinateur, le but de la formation n’est pas de donner de leçons aux participants, mais, s’est-il appesanti, « de rappeler aux uns et aux autres qu’il existe une loi régissant la profession des journalistes » qui impose le respect d’éthiques et de déontologies avant tout exercice de profession. D’après Bany Zan, aucun journaliste de la presse privée n’est, de façon directe ou indirecte,  à l’abri des procès. Mais la meilleure façon de se protéger demeure pour lui  le respect de la loi qui régit la corporation. Devant les participants, le coordinateur fait percevoir que la recherche des sensations dans les articles de presse est à l’origine de la plupart des procès contre les journalistes. Ce qui l’amène à dire que la place d’un journaliste n’est pas à la barre d’une juridiction. Avant de finir, il a promis la tenue d’autres formations courant 2020  toujours en rapport avec des thématiques d’éthiques et de déontologies du journalisme. Au nom de la Maison de la presse, Mohamed Talata Maiga s’est réjoui de la tenue de l’atelier. Il termine par remercier les membres du CCDP pour l’organisation de cette séance de formation et de renforcement de capacité des hommes de médias. Pour le représentant de la HAC (Haute autorité de communication), Hameye Cissé, la presse malienne a fait ses preuves même s’il y a beaucoup de choses à faire. Pour celui-ci, le journaliste doit s’éloigner du journalisme « d’à peu près »  et doit aussi maitriser les textes réglementant le secteur. À comprendre M ; Hamey, le journaliste doit être attentif et rigoureux dans le traitement des informations. L’éthique et la déontologie ne s’accommodent point, enseigne-t-il, avec certaines pratiques que sont  le plagiat ; la calomnie ; la diffamation, le non-respect de la vie privée et les accusations graves. Cet intervenant d’ajouter que le journaliste doit respecter la vérité en publiant uniquement les informations vérifiées. Aussi, raconte-il, le journaliste doit faire preuve d’intégrité, voire de renoncer à toute forme de représentation de violences. Notons que la formation était assurée par Mohamed Talata Maiga.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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