Justice

Lutte contre la corruption, les gros bonnets seront-ils cités à comparaître devant le Procureur Mamadou Kassogue ?

Le BIPREM porte plainte contre MM. Soumeylou Boubeye MAIGA, Moustapha BEN BARKA, Mahamadou CAMARA, Sidi Mohamed KAGNASSI et Mme BOUARE Fily SISSOKO.

Depuis l’arrivée de Malick Coulibaly au Ministère de la Justice, les épris de justice ont enfin eu de l’espoir pour la bonne justice.

Rigoureux et intègre comme il l’a été auparavant, le projet de mutation qu’il a soumis à la Magistrature Suprême qui a été validé par son Chef Suprême, a servi de tremplin à la justice malienne pour finalement se hisser à hauteur de souhaits.

Cette mutation a permis au Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako d’avoir celui qui, aujourd’hui, porte l’espoir des combattants de la lutte contre la corruption. Il s’agit de Mamadou Kassogue, le tout-puissant Procureur en charge du Pôle Économique et Financier.

Le mandat de dépôt émis contre Bakary Togola et ses présumés complices a galvanisé le peuple épris de justice en vue d’avoir le courage d’aller dénoncer et porter plainte.

C’est ainsi que le jeudi 03 octobre 2019, le Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification Entière du Mali (BIPREM) a porté plainte devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako en charge du Pôle Économique et Financier contre les personnalités citées plus haut pour des faits constitutifs d’infractions pénales selon le Bloc.

Dans ladite plainte il est écrit : « Monsieur le Procureur de la République, nous BIPREM-Fassoko, association à but non lucratif et d’utilité publique, récépissé N-0090 G-DB, vous saisissons et portons plainte entre vos mains pour les raisons suivantes et contre les individus suivants au moment des faits :

-M. Soumeylou Boubeye Maiga, Ministre de La Défense et des Anciens Combattants ;

-Mme Boiré Fily Sissoko, Ministre de l’Economie et des Finances ;

-M. Moustapha Ben Barka, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, Chargé de la Promotion des Investissements et de l’Initiative Privée ;

-M. Mahamadou Camara, Ministre de l’Economie Numérique, de l’Information et de la Communication ;

-M. Sidi Mohamed Kagnassi, Conseiller à la Présidence de la République.

En effet, Monsieur le Procureur de la République, selon les différents rapports du Vérificateur Général, il ressort les faits suivants : 1- la disparition de 153 milliards FCFA selon le (rapport 2013-2014) du Bureau du Vérificateur Général.

2- la dilapidation de plus de 28 milliards FCFA, selon le (rapport aéronef et équipements militaires) du Bureau du Vérificateur Général.

Monsieur le Procureur, ces faits sont constitutifs d’infractions pénales prévues et punies par le Code pénal et le Code de Procédure pénale.

C’est pourquoi nous portons plainte, entre vos mains, tout en nous constituant partie civile et ce sera justice.

Recevez Monsieur le Procureur, l’expression de nos considérations les plus distinguées ».

Alors, vue l’influence des prévenus, Soumeylou Boubeye MAIGA, ancien Chef du Gouvernement, Moustapha BEN BARKA, neveu du Président et actuel Secrétaire général de la Présidence de la République, le citoyen lambda se demande s’ils seront, tous sans exception, cités à comparaître pour information afin de saisir l’Assemblée avant la Haute Cour de Justice.

Les plus avertis disent qu’ils tenteront d’échapper à la justice avec le « Secret Défense ». Vont-ils réussir à faire du 《secret défense》 un obstacle pour empêcher la justice d’aller au bout de ses enquêtes ?

Comme le disait le Procureur KASSOGUE lors d’un point de presse : « aucune plainte ne sera sans suite ». Il nous appartient donc de suivre avec intérêt l’évolution de ce dossier qui va sans doute permettre à la lutte contre la corruption de grimper ou battre de l’aile.

NB : La Constitution

 « TITRE X DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE

ARTICLE 95/ – La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de la République et les Ministres mis en accusation devant elle par l’Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat. La mise en accusation est votée par scrutin public à la majorité des 2/3 des Députés composant l’Assemblée Nationale ».

Sam Samabaly

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