Les Forces armées maliennes ont terminé le mois de juillet 2026 par une démonstration de force sur trois fronts simultanés. En l’espace de quarante-huit heures, les FAMa et leurs partenaires ont conduit des opérations à Bandiagara, au nord-est de Kouakourou et dans le cercle de Gourma-Rharous, frappant des regroupements de la coalition terroriste JNIM/FLA et de leurs affiliés dans le cadre de l’opération Dougoukoloko.
L’opération la plus significative est celle conduite jeudi 30 juillet dans la périphérie de Bandiagara. Les renseignements avaient permis de localiser un regroupement d’individus dispersés en plusieurs points, parmi lesquels des leaders appartenant à la coalition JNIM/FLA. Après recoupement et confirmation des informations, les points de regroupement ont été traités avec succès. La mention explicite de leaders terroristes parmi les cibles confère à cette opération une portée stratégique particulière, ciblant le commandement des groupes armés plutôt que leurs simples combattants.
Le vendredi 31 juillet, les opérations se sont poursuivies au nord-est de Kouakourou, où d’autres points de regroupement terroristes avaient été repérés. La présence de matériels de guerre et logistiques significatifs sur ces positions a conduit les forces à déclencher plusieurs frappes de précision pour neutraliser ces cibles, privant les groupes armés de ressources opérationnelles importantes.
« L’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. »
— État-Major Général des Armées du Mali, 31 juillet 2026
Dans le cercle de Gourma-Rharous, aux abords du village de Doro, deux frappes supplémentaires ont été conduites contre des groupes armés terroristes. Le bilan de cette opération est précis : plusieurs terroristes neutralisés, deux véhicules armés détruits et diverses munitions détruites, dont des obus. La destruction de véhicules armés et de stocks de munitions réduit significativement la capacité de mobilité et de nuisance des groupes ciblés.
Ces opérations couvrent une large étendue géographique, du pays dogon à la boucle du Niger, en passant par la région de Mopti et les abords du fleuve vers Gourma-Rharous. Elles confirment l’ambition de l’opération Dougoukoloko d’exercer une pression simultanée sur plusieurs théâtres, sans laisser aux groupes armés la possibilité de se replier ou de se réorganiser dans des zones sanctuarisées.
Kémoko Diabaté
