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Mauritanie : L’ancien Président, Mohamed Ould Abdel Aziz, arrêté

Inculpé en mars dernier, l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz a été arrêté. L’information a été donnée par le parquet le mardi 22 juin 2021. Selon les sources judiciaires, son arrestation intervient alors qu’il refusait d’obéir ces derniers jours à « une injonction qui l’obligeait à se présenter à la police ».

L’ancien président mauritanien a été écroué, mardi 22 Juin 2021, dans la soirée sur l’ordonnance du juge chargé d’une enquête pour corruption présumée dans laquelle il  a été inculpé en mars dernier. Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a dirigé la Mauritanie entre 2008 et 2019, est accusé de corruption, détournement de biens publics et blanchiment d’argent. Des faits qu’il a toujours niés.

En début, l’ancien Chef de l’État mauritanien a été placé en résidence surveillée à son domicile à Nouakchott. Il a également été inculpé au même titre que 12 autres anciens responsables de son régime, dont deux ex-premiers ministre, de nombreux ex-ministres ainsi que son gendre.

La justice mauritanienne lui reproche l’attribution irrégulière de 109 marchés publics (énergie, infrastructures, etc.), la gestion douteuse du Fonds national des revenus des hydrocarbures et de la Société nationale industrielle et minière (Snim), dilapidation du foncier à Nouakchott, cession douteuse d’une concession portuaire, pour ne citer que cela.

L’ancien Chef de l’État et ses 12 autres anciens collaborateurs avaient été placés sous contrôle judiciaire. En mai, le juge avait durci ces conditions en ordonnant son placement en résidence surveillée, tout en maintenant l’obligation pour lui de se présenter à la police trois fois par semaine et de demander l’autorisation du juge pour quitter Nouakchott.

Selon France 24, Il y a quelques jours, Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de ne plus se rendre à la police, comme il l’avait fait jusqu’alors, à pied, provoquant des attroupements. Il avait invoqué sur Facebook « les brimades infligées aux citoyens qui m’accompagnent et me témoignent leur soutien ».

C’était à la suite de la publication du rapport d’une commission parlementaire qui s’était penchée sur la gestion des revenus pétroliers sous sa présidence, sur la vente de domaines de l’État, les conditions de liquidation d’une société publique assurant l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires ou encore les activités d’une société chinoise de pêche que la justice mauritanienne est saisie depuis août 2020.

Ibrahim Djitteye

Source : LE PAYS

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