SOCIETE

Pour le service rendu à la nation : L’AIP décerne des certificats à 14 personnes dont le commissaire du 1er Arrondissement, le procureur de la commune III…

Pour le service rendu au Mali, les membres de l’association pour intérêt du peuple(AIP) étaient, le vendredi 20 août, au commissariat de police du 1er Arrondissement de Bamako, sis en commune III. Cela, pour remettre des certificats d’encouragements à 14 personnes dont le commissaire principal, Abdrahamane Alassane Maiga et son staff ; le procureur de la commune III ; le directeur régional de police de Bamako…

Au nombre de quatorze (14), les bénéficiaires sont composés des policiers (le commissaire, le chef de BR, le directeur régional de police de Bamako) ; du procureur de la commune III ; du commandant Bekaye de la protection civile ; d’un ex-DG de l’hôpital Gabriel Touré ; de l’artiste Abdoulaye Diabaté… Il s’agissait de féliciter et d’encourager les récipiendaires, par cette cérémonie, pour le service rendu au Mali. Aux dires d’Abdoulaye Fofana alias 120, président de l’association, « ça ne sert à rien d’attendre la mort de quelqu’un pour encourager les autres à faire les bonnes œuvres qu’il a faites de son vivant ». Fonctionnaire de l’Etat ou qui que vous soyez, chacun a son rôle à jouer dans la construction du pays, et tout bon travail mérite d’être encouragé, suivant l’intervenant. À entendre le président de l’AIP, le commissariat du 1er Arrondissement n’a pas été choisi par hasard. Ce choix s’explique par l’effort et le travail abattus par le commissaire Abdrahamane Alassane Maiga et ses éléments, dira-t-il. Un jour, poursuit 120, un incendie s’est produit au grand marché de Bamako, aux environs de 22H45. Quelques semaines après, un autre a eu lieu à 23h, sur le même marché. « Mais la vigilance et le professionnalisme des policiers et des soldats de feu (agents de la protection civile) ont permis d’éteindre le feu et de limiter les dégâts », a-t-il rappelé. Au grand marché de Bamako, s’explique-t-il, des pratiques attentatoires aux coutumes du pays se passaient nuitamment et devant certains magasins. Ces comportements sont actuellement cessés grâce aux éléments de police du 1er Arrondissement, se félicite le leader d’association qui raconte : « Il s’agit des comportements indignes ternissant l’image du pays. Mais celles et ceux qui s’adonnaient à ladite pratique ont pu être alpagués par le commissaire, puis déférés en prison par le procureur de la commune III ».

La remise de ces certificats a enregistré la présence du maire de la commune, le chef du village, les transporteurs, les commerçants. Elle a été l’occasion pour M. Fofana de montrer que tous les grands rassemblements ou manifestations de Bamako se tiennent sous la supervision des éléments de ce commissariat, appuyés bien sûr par d’autres unités. « Ils (policiers du 1er Arrondissement) parviennent toujours à maitriser les manifestations qui se passent en commune III, mais particulièrement, précise 12O, celles qui se déroulent au boulevard de l‘indépendances de Bamako ». Remerciant les policiers pour le service rendu à ce pays, Abdoulaye exhortera les intéressés à travailler avec la population. Pour le commissaire Maiga, « il est difficile de parler quand on est honoré ». Ce dernier se dit satisfait du geste de l’association et confie : « Nous ne demandons que de reconnaissance à la population. Il faut que la population sache que la police, la gendarmerie et autres corps sont là et travaillent pour elle ». D’après lui, c’est un devoir pour la police d’être aux côtés de la population. Ce qui l’amène à dire : « Nous ne dénonçons personne et demandons à la population de nous donner des informations sur des bandits et criminels. Comme ça, nous ferons le reste du travail, notre tâche n’est pas facile sans elle ».En l’occurrence, ces certificats mettent la pression aux policiers de continuer à se battre pour les citoyens, a-t-il estimé. Pour le directeur régional de police de Bamako, Ibrahim Soma Keita, les récipiendaires « sont plus que jamais interpellés par ces certificats ».En ce sens que le commissariat n’a plus le droit de baisser les bras. Quant à Moussa Madani Keita, substitut du procureur près du tribunal de la commune III, ce genre d’initiatives doit être multiplié pour encourager les gens.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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