POLITIQUE

Présidence du parlement panafricain : La suspension du Mali par l’UA va-t-elle briser le rêve de Chato ?

La suspension du Mali par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine est un coup « dur » pour Mme Haidara Aïssatou Cissé dite Chato qui est candidate pour briguer la présidence du parlement panafricain.

Alors que Mme Haïdara Aïssata Cissé dite Chato est candidate de l’Afrique francophone pour briguer la présidence du parlement panafricain, son pays, le Mali, vient d’être suspendu par l’Union africaine à la suite du coup de force des militaires du CNSP contre le président de la Transition, Bah N’daw et son premier ministre. Cette suspension pourrait, si elle n’est pas levée avant octobre prochain, l’exclure de la course dont l’élection qui devait se tenir le lundi dernier, a été reporté en octobre.

Des précisions sur le report de l’élection des membres du parlement panafricain   

A Johannesburg, l’élection du président de parlement panafricain et des membres du bureau a été reportée suite une vive tension entrainée lors du vote. Ainsi, il a fallu attendre le démarrage des travaux pour que le processus électoral soit bloqué par les parlementaires de l’Afrique australe. Raison : ils exigent la rotation pour la présidence. Pourtant, tout avait bien commencé dans la salle de l’institution. C’est l’élection du nouveau président qui a posé problème dans l’enceinte de cette salle. Après la mise en place de la commission ad-hoc en charge pour diriger le processus de vote, les participants venus de toutes les régions étaient en train de s’activer pour le vote avant le début du brouhaha. « Tout se passait bien, jusqu’au moment où la présidente de la commission a appelé les trois candidats qui briguent pour le poste de présidence de l’institution à venir annoncer leurs messages à leurs homologues parlementaires présents dans la salle », a-t-on appris sur les antennes de l’ORTM. Ce qui a créé le désordre, c’est ce que les parlementaires venus de l’Afrique australe réclament la rotation pour la présidence du parlement panafricain. « Soudainement, des voix de l’Afrique australe se sont levées pour dire non à la tenue de l’élection. Les parlementaires de cette partie de l’Afrique exigent la rotation de la présidence du parlement panafricain. Ce qui, selon le règlement en vigueur, est impossible », a-t-on expliqué. Ils ont tenté d’approuver leur réaction en s’appuyant sur un protocole d’accord signé en 2014 à Malabo par les chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, pour demander ladite rotation. Se fiant aux données, ledit protocole n’a été signé, à l’époque, que par une dizaine de pays, alors qu’il faut au moins 28 pays.

Farouchement opposés à tout vote, les parlementaires de l’Afrique australe ont enlevé l’urne du vote, avant d’occuper le pupitre. Suite à une longue minute de tension, la séance a été finalement suspendue par la présidente de la commission ad-hoc. D’où ce report jusqu’au mois d’octobre prochain.

Entretemps, le Mali a été suspendu par l’Union africaine. Ce veut dire que le rêve de Chato est sur le point d’être brisé car si la suspension n’est pas levée d’ici octobre, elle ne sera pas éligible.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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