Interview

Samata GUIGMA, auteur du livre « Mon mari s’appelle violent » : « Il faudrait penser à la création des maisons pour les femmes en détresse »

Écrire un livre c’est de partager ce qui nous anime, exprimer ses peines, se libérer des sentiments qu’on n’arrive pas à expurger. C’est de transmettre une passion, de défendre une cause, témoigner, dénoncer une injustice ou aussi partager une expérience. Telle est le cas de Mme Samata GUIGMA, commerçante et auteur du livre « Mon mari s’appelle violent ». Elle nous a accordé une interview, lisez-la plutôt !

Le Pays : Veuillez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

L’auteur : je m’appelle Samata GUIGMA. Je suis commerçante et auteur du livre « Mon mari s’appelle violent ».

Parlant de ce livre, pouvez-vous nous dire pourquoi ce titre ?

C’est pour mieux décrire la réalité que je vis dans mon foyer qui correspond également  à celle de maintes femmes qui sont violentées dans le monde. C’est pour cette raison que j’ai décidé de rendre visite à certaines familles ayant été touchées par le même fléau.  Certaines d’entre elles ont même perdu une mère à cause de ce phénomène.

Dans votre livre vous avez parlé de votre propre vie ? Certains penseront que vous vous exposez. Qu’en pensez-vous ? 

Depuis la quatrième de couverture du livre,  je commence par faire  comprendre que si Dieu a permis le mariage, c’est qu’il est fait pour fonder une vie, un monde, ou encore une famille. Une fois que vous avez été  exposés dans votre famille qui est aussi votre monde, sachez que cela vous suivra partout où vous allez ;  que vous décidiez d’en parler ou non. Pour moi, je ne me suis pas exposé en écrivant ce livre. Mais je l’ai été bien avant avec mes enfants. Donc, même s’il s’agit d’une exposition, je vois cela comme un signe de victoire pour moi parce que je suis parvenue à surmonter toutes mes faiblesses et mon orgueil afin de dire exactement comment j’ai vécu mon mariage.

Quels conseils avez-vous pour les autres femmes dans des situations pareilles ?

Les conseils que je peux donner aux  femmes se trouvant dans des situations pareilles, c’est tout d’abord de se confier au Tout-Puissant, Dieu, ensuite de chercher des personnes fiables qui peuvent les aider en leur donnant des conseils.

Votre dernier mot

Je voudrais faire appel aux autorités compétentes en la matière pour qu’ils réagissent vraiment pour le respect des droits des femmes ainsi que pour plus de justice pour la femme. Outre cela,  il faudrait penser à la création des maisons pour les femmes en détresse.

Réalisée par Élisabeth PARE, stagiaire

Source : LE PAYS

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