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Sort du Mali après le dernier sommet de la CEDEAO : Des « évolutions positives » saluées, mais la suspension maintenue !

Malgré la nomination d’un Premier ministre civil et la mise en place d’un gouvernement composé majoritairement de civils, le Mali reste suspendu des institutions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). C’est la décision qui a été prise par les chefs d’État lors du sommet tenu à Accra le samedi dernier.

La suspension du Mali des institutions de la CEDEAO reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre. En effet, lors de la réunion tenue à Accra, capitale Ghanéenne, le samedi dernier, les chefs d’État de la Cedeao ont maintenu la suspension du Mali malgré la mise en place d’un gouvernement composé majoritairement de civils et dirigé par un civil. Selon nos confrères de l’AFP, le président de la Commission de la Cedeao, Jean-Claude Brou, a confié aux journalistes :« À ce stade, bien qu’ils aient constaté des évolutions positives, ils ont estimé devoir maintenir la suspension, car ils veulent vérifier la solidité des progrès accomplis ». A en croire ce dernier, les « Les chefs d’État veulent davantage d’assurances sur ces progrès ».

Des évolutions significatives dans la mise en œuvre des exigences de la CEDEAO

Le colonel Assimi Goïta, après le renversement de Bah N’daw, a pris l’engagement, devant les chefs d’État de la CEDEAO, de tenir les élections à bonnes dates. Aussi, s’est-il engagé à nommer un Premier ministre civil. Il a respecté la 2ème promesse en nommant Dr Choguel Kokalla Maïga Premier ministre. Ce dernier a aussi formé son gouvernement composé majoritairement de civils. Sur ce point, on peut dire que les exigences de la CEDEAO ont été respectées.

Lors de son investiture en tant que président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a promis de respecter les engagements internationaux.

Sur la tenue des élections crédibles, libres et transparentes à bonnes dates, il a rassuré les partenaires et les Maliens. Le Premier ministre a aussi a déjà annoncé des actions allant dans le sens de l’organisation d’élections crédibles. Parmi les actions annoncées, on peut parler de la mise en place d’un organe unique de gestion des élections.

Après tous ces progrès, nombreux étaient des Maliens qui comptaient sur la clémence des Chefs d’État de la CEDEAO pour lever la suspension sur le Mali.

En tout cas, le maintien de cette suspension est un coup dur pour le Mali. Certains citoyens en ont déjà été victimes. L’honorable Assaïta Cissé dit Chato, candidate à la présidence du parlement panafricain, en est un exemple.

Boureima Guindo

Source : LE PAYS

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