TRANSITION : Les ambitions inassouvies du colonel Assimi Goïta

Soit notre très cher président de la transition accueilli en grande pompe avait accepté de jouer le rôle de figurant pour cacher les intentions du chef de la junte militaire qui avait tenté milles et une fois de se maintenir à la tête de l’État malien, soit il se hasarde dans un jeu dangereux qui risque de faire tomber le peu d’espoir que beaucoup de Maliens ont placé en lui.

La suppression dans la Charte du vice-président comme remplaçant en cas de vacance du président est bien noté, mais elle camoufle mal le vide que cela engendre, puisqu’elle n’indique pas non plus l’autorité qui remplacera le président en cas de vacance. D’un autre côté, il est à rappeler que depuis l’arrivée de la junte, les erreurs et les falsifications se sont plus multipliées avec des tentatives médiocres pour maintenir le pouvoir concentré entre les mains du chef de la junte. Des tentatives douteuses qui font planer beaucoup d’inquiétudes en ce qui concerne la situation du Mali.

Hier avec les concertations, c’était les clubs de soutien pour une transition militaire, avec la création de toutes sortes de mouvement pour dissuader la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), sans succès. Aujourd’hui, les actions politiques pour consolider le soutien au chef continuent dans son implication à l’assainissement d’un quartier dans un pays où chaque problème résolu appellera des milliers d’autres non résolus. Cela ne peut-être l’engagement d’un seul homme et au nom d’un seul, fût-il président ou apôtre.

Le pays est aux arrêts, mais les jeux politiques, les tractations et les raccourcis continuent. Personne d’autre ne remplacera ce président de la transition qui semble ne pas être là pour longtemps en dehors du vice-président aux fonctions obscures et inconciliables ; qui avait pourtant prêté serment au même titre. De la même manière qu’il a fallu aller chercher un militaire à la retraite pour contourner les exigences de la Cedeao, parce qu’il serait difficile avec un civil tout court qui n’accepterait pas d’être bercé même dans ses audiences, comme il est remarqué présentement avec le militaire à la retraite et le militaire en activité.

Touré Abdoul Karim

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