POLITIQUE

Vœux de nouvel an de l’URD à la presse : La Coalition pour un Nouveau Mali (CNM) en conception pour soutenir la transition

Le bureau politique national de l’URD, celui confirmé par la justice malienne, a présenté ses vœux de nouvel an à la presse, le samedi 28 janvier 2023 à la maison de la presse. Une occasion mis à profit par la formation politique de feu Soumaïla Cissé, pour non seulement édifier sur crise actuelle quelle traverse, mais aussi de sa volonté de mettre en place une nouvelle Coalition (Coalition pour un Nouveau Mali (CNM)) pour soutenir les plus hautes autorités de la transition dans le cadre des Réformes politiques et institutionnels. Pour l’URD, la sécurité et les reformes en Cours sont un préalable nécessaire à la bonne organisation des futures élections présidentielles.

L’union pour la République et la Démocratie (URD) n’entend pas rompre avec la tradition instaurée par son fondateur, feu Soumaïla Cissé depuis la création du parti en 2003. C’est dans ce que, le samedi 28 janvier 2023, l’URD a rencontré les professionnels des médias au sein de la maison de la presse pour présenter ses vœux, les meilleurs, à l’ensemble des Maliens dans un Mali stable et réconcilié avec lui aux.

Au-delà des vœux de succès et de bonheur et de succès présentés, les deux entités à travers Gouagnon Coulibaly, président de l’URD et Bandiougou Danté, président de la maison de la presse ont, chacune exposé, les crises et difficultés existantes dans leur corporation respective ainsi que les démarches à suivre pour pouvoir mieux se consolider.

De prime à bord, tous étaient unanimes de la bonne relation de feu Soumaïla Cissé avec la presse. D’ailleurs, rappellent-ils qu’il a toujours voulu une presse libre et autonome. C’est pourquoi dans son allocution, Bandiougou Danté a invité ses héritiers de travailler avec la même volonté politique.

Une occasion pour lui de rappeler que, tout comme le Mali, la presse malienne s’est engagée dans un processus de refondation avec l’ensemble des acteurs y compris la partie étatique pour mettre en place une presse à la hauteur des attentes. « Nous avons réussi à proposer au gouvernement 6 projet de textes dont 3 trois projets de loi et 3 projets de Décret, notamment sur la presse en ligne, sur l’attribution de la carte de presse, et sur la fameuse aide à la presse » a-t-il rappelé tout en ajoutant : « nous comptons sur cette force politique URD pour faire le plaidoyer nécessaire afin que le projet de décret sur la table du gouvernement concernant l’aide à la presse soit adopté » a-t-il plaidé.

Si Soumaïla n’a pas pu réaliser son rêve de voir une presse débarrassée de la précarité, selon le président de la maison de la presse, ses héritiers doivent être en mesure de se battre pour que le projet de décret soit adopté et que l’aide soit indexé au budget de l’Etat et non liée à la volonté du prince du jour.

Tout en se montrant volontiers de porter haut ce plaidoyer de la maison de la presse, le président Gouagnon Coulibaly a exprimé toute l’importance de ce corps de métier dans démocratie.

Au-delà de la précarité exprimée par les responsables, le président de l’URD a également fait état de la menace et l’intimidation dont sont régulièrement victimes les hommes et femmes des médias. « Malheureusement, certains d’entre vous payent souvent le prix fort en voulant simplement satisfaire les exigences de votre métier » a-t-il indiqué tout en donnant les statistiques du Reporter sans Frontières sur la question : « En 2022, 57 journalistes sont morts dans l’exercice de leurs fonctions, soit 18,8 % de plus qu’en 2021, 49 journalistes sont portés disparus, 65 sont pris en otages et 533 sont détenus soit 13,4% de plus qu’en 2021.b Plus de 63% sont détenus sans jugement, parmi lesquels il y a 78 femmes soit 14,6%, (30% de plus qu’en 2021) » a-t-il rappelé.

Concernant la vie de l’URD, le président Gouagnon Coulibaly a profité de cette rencontre avec la presse pour tenter d’éclairer certaines zones d’ombre.

A ses dires, l’URD demeure toujours un grand parti et n’est pas divisé contrairement à tout ce qui se dit. Pour lui, il y a juste une minorité de militants qui dit ne pas être d’accord avec le congrès extraordinaire de fin octobre 2021. Un des meilleurs congrès de l’URD depuis sa création en 2003. Tout en signalant que cette posture est juste et normale dans toute démocratie, il souligne que la justice dont la mission est de départager les points de vue a déjà tranché deux fois de suite au bénéfice de la vérité (à la première instance et la Cour d’appel). Donc pour lui, tout le reste c’est une perte de temps.

Après la question sur la crise interne, Gouagnon a également expliqué les raisons du retrait de l’URD du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD). Là aussi contrairement à certaines rumeurs, il soutient que « la question de FSD n’a rien à avoir avec une éventuelle candidature de l’URD à l’élection présidentielle à venir ». D’ailleurs précise-t-il que ce n’est pas un Front qui était là pour répondre à tout ce que IBK faisait, qui va sortir un candidat pour l’URD. « L’URD est un parti responsable, un grand parti. Même en restant dans FSD, l’URD ne va pas choisir son candidat avec le FSD. On va choisir notre candidat au moment venu. S’il y a des décisions à prendre, c’est le bureau national qui prend les décisions, ce n’est pas le FSD » a-t-il souligné.

Une occasion pour lui, d’annoncer la mise en place, par le bureau national de l’URD, d’une nouvelle coalition une plateforme politique et électorale dénommée « Coalition pour un Nouveau Mali (CNM)) ». A ses dires, c’est cette coalition qui définira la politique de l’URD pour les futures élections au moment opportun.

Mais- avant, précise-t-il déjà que c’est une coalition qui aura pour mission d’abord de soutenir la réussite de la transition, notamment à travers les réformes politiques et institutionnelles. « Cette plateforme c’est pas pour aller combattre la transition, notre plateforme, c’est pour aider la transition. Nous, on aide la transition, on est avec la transition » a-t-il précisé en ajoutant d’office que « ceux qui ne sont pas avec la transition ne sont pas invités dans la plateforme ».

Pour lui, l’heure n’est pas encore à la question de candidatures pour d’éventuelles élections présidentielle, mais plutôt à la sécurité, aux réformes politiques et institutionnelles, « c’est quand les reformes vont aboutir qu’on parlera d’élections », a-t-il soutenu.

Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

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