La quatrième et dernière séance de travail du M5-Rfp avec la délégation de la CEDEAO a eu lieu ce vendredi 17 juillet à l’hôtel de l’amitié de Bamako. La mission se termine sans réussir à réconcilier les deux parties.
La mission de médiation de la CEDEAO au Mali n’a pas eu gain de cause. En tout cas, c’est ce qu’ont laissé entendre Choguel Kokalla Maiga ainsi que Mohamed Ali Bathily, après leur dernière rencontre avec la délégation de l’organisation Ouest africaine ce vendredi après-midi. Après une dizaine de minutes d’échange, les deux parties se sont séparées comme ils s’étaient rencontrés.
À sa sortie de la salle, Choguel Kokalla Maiga a laissé entendre que la délégation de médiation a réduit tout le combat du M5 à des questions électorales.
À l’en croire, les propositions faites par cette mission de bons offices ne rencontrent point leurs recommandations. Dans ses explications, il fait comprendre que la mission a proposé que le président de la République reste en poste. Or, nous savons que le M5 demande le départ de celui-ci.
Pour le remembrement de la cour constitutionnelle, cette mission de l’organisation Ouest africaine a proposé que trois membres de la nouvelle cour soient désignés par la magistrature, rapporte le président par intérim du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD). Les forces vives de la nation auront droit à proposer six membres au président de la République qui se chargera de choisir trois parmi ces six éléments proposés, indique-t-il.
La nouvelle cour sera ainsi composée d’un total de six membres. Ceux-ci se choisiront alors un président selon le critère d’ancienneté.
Ces membres auront la lourde tâche de réexaminer les résultats des dernières législatives, rapporte le président du MPR. Aux dires de Choguel, l’avenir de l’Assemblée nationale dépendra de ce réexamen. Le reste des trois membres sera choisi par le nouveau président de l’Assemblée nationale, a-t-il indiqué.
Outre la question de la cour, il a également été question de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Un gouvernement qui sera composé de toutes les sensibilités, comme l’avait laissé entendre le président de la République lors de sa dernière adresse à la nation, le samedi 11 juillet 2020.
Toutes ces propositions n’ont pas reçu d’échos auprès du M5-RFP. En un mot, la mission de bons offices de la CEDEAO au Mali se termine en queue de poisson.
Toutefois, selon Mohamed Ali Bathily, la délégation a accompli son travail.
TOGOLA
