L’absence du conseil National de la Jeunesse du Mali a surpris plus d’un malien. Aux yeux des organisateurs, ce conseil qui est représentatif de la jeunesse du pays ne fait donc pas le poids ou il a été victime d’un oubli ?
Si c’est réellement la jeunesse africaine qui est ciblée dans ce sommet, on comprendrait difficilement cette omission.
Les associations ont d’autres visées et objectifs que le combat de la jeunesse et n’ont donc pas de place ici. A césar la place qui lui revient.
Les vraies porte-paroles des jeunes, ce sont des associations ou regroupements de jeunes qui œuvrent inlassablement pour l’essor des jeunes. Et ils sont les mieux placés pour discuter et débattre des problèmes les concernant.
La présence des associations créées dans d’autres buts apparait donc comme un cheveu dans la soupe.
Dans un communiqué le Conseil National de la Jeunesse du Mali exprime son étonnement après avoir appris la présence de jeunes au nom du Mali à cette rencontre tandis qu’étant la seule faitière représentative de la jeunesse ne soit au courant.
Au regard des faits extrêmement graves, le Conseil National de la Jeunesse a saisi par courrier confidentiel l’Ambassadeur de France au Mali, mais la lettre est restée sans suite.
A cet effet, le Conseil National de la Jeunesse montre sa désapprobation face à cette nouvelle politique, pour des desseins peu connus, des autorités françaises.
Le Conseil National de la Jeunesse se démarque carrément de la présence de ces jeunes au compte du Mali en France tout en soulignant qu’ils sont sur le sol français à leur propre compte et non celui de la jeunesse malienne.
Le Conseil National de la Jeunesse du Mali rappelle les autorités françaises que sa politique ‘’diviser pour mieux régner’’ a assez duré et doit immédiatement cesser.
Le Conseil National de la Jeunesse reste attaché au principe de souveraineté et invite la France ‘’ se croyant donneur de leçon en matière de démocratie’’ de respecter le Peuple Malien. S’il y a lieu d’inviter le Mali à prendre part à une quelconque rencontre, la procédure normale est connue de tous et l’Etat malien doit être l’interface entre la France et ses fils qui doivent aller valablement et dignement le représenter.
L’Avenir de l’Afrique se décidera par les Africains eux-mêmes et non des identités triées comme dans ses (la France) vieilles habitudes afin de maintenir le Continent sous sa domination.
Le temps de la manipulation est fini.
Halte à la politique française contre l’Afrique à travers ses pions africains. »
STK Ladji Diakité
