Révision des listes électorales : Moins de 23 000 transferts effectués en un mois
Les autorités de la transition regrettent un faible taux de participation des populations à la révision des listes électorales. Pendant tout le mois d’octobre, il y a eu moins de 23 mille transferts effectués à travers le pays. L’administration territoriale annonce ainsi une autre révision exceptionnelle des listes électorales, sans donner une date précise pour le démarrage de cette opération spéciale.
La révision annuelle des listes électorales (RALE) s’est déroulée du 1er au 31 octobre 2021. Sur toute l’étendue du territoire, « juste 22 041 transferts ont été effectués », regrette la direction nationale de l’administration territoriale. Ses responsables jugent ce taux très faible, compte tenu du déplacement des populations.
Koulikoro a enregistré le plus grand nombre de transferts, avec 8624 cas, dont plus de 4000 femmes. A Bamako, Taoudenit et Menaka, il n’y a pas eu de transfert, précise l’administration territoriale. Par ailleurs, elle annonce qu’il y a eu 41365 radiations à travers le pays.
Le traitement de ces dossiers est en cours, indique le directeur national de l’administration territoriale. Abdoul Salam Diepkilé déclare aussi que « juste après, une opération exceptionnelle de révision sera lancée ». Il souligne toutefois que la date n’est pas encore fixée. Cette opération va concerner les Maliens établis à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Plus de 700 mille potentiels nouveaux électeurs sont ciblés pour l’inscription sur les listes électorales lors de cette révision spéciale. Rappelons que ces personnes ont déjà été enrôlées lors d’une opération spéciale du Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (RAVEC) qui a duré trois mois à l’intérieur du pays et dans les différents consulats du Mali à l’extérieur.
La Coalition pour l’Observation Citoyenne des Élections au Mali (COCEM) estime que ce faible taux de participation des populations à la révision des listes électorales s’explique par le manque de sensibilisation. Drissa Traoré, président de la COCEM salue l’organisation d’une opération spéciale d’enrôlement.
Sécurité, justice et inclusion : Gao accueille un nouveau projet
Le projet « Just futur » a été lancé, la semaine dernière, à Gao. Il a pour but de promouvoir la sécurité, la justice et l’inclusion dans la région. Le programme est mis en œuvre par un consortium des ONG nationales et internationales. Il est financé par le ministère des affaires étrangères des Pays-Bas pour une durée de 5 ans. La cérémonie de lancement a réuni les autorités administratives et des ONG présentes dans la région accueillent du nouveau projet.
Yorosso (1) : Plus de 94 000 enfants seront vaccinées contre le paludisme
Le quatrième passage de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier est en cours depuis le 2 novembre 2021 à Yorosso. Plus de 94 mille enfants âgés de 0 à 5 ans doivent recevoir leurs doses. Les équipes sanitaires utilisent la stratégie du porte-à-porte. La campagne dure une semaine. Elle est organisée par le district sanitaire de Yorosso en partenariat avec PSI/Mali.
YOROSSO (2) : Tension entre éleveurs et agriculteurs
Trois blessés dont un cas grave. C’est le bilan d’une altercation entre éleveurs et agriculteurs à Menamba, cercle de Yorosso. L’incident s’est produit, le jeudi 28 octobre dernier. Des témoins indiquent que tout a commencé quand deux bergers ont voulu introduire leurs bétails dans un champ. Les mêmes sources rapportent que les agriculteurs ont refusé cela. Les bergers auraient ainsi usé de la force en utilisant leurs machettes. La brigade de gendarmerie de Yorosso a été saisie pour approfondir les enquêtes et situer les responsabilités.
BAFOULABE (1) : Nouveau report de la date limite du RGPH5
La date limite de dépôt des dossiers pour le recrutement d’agents pour le Recensement Général de la Population et de l’Habitat 5ème génération (RGPH5) a été une nouvelle fois reportée. Le nombre d’agents nécessaire qui est de 400 n’est toujours pas atteint. C’est le 3ème report de la date limite de dépôt des dossiers. Le chef du service demande aux détenteurs de D.E.F et aux recalés des Baccalauréats de fournir leurs dossiers dans un bref délai.
BAFOULABE (2) : Le problème d’accès à l’eau potable est résolu
La population de Bafoulabé a accès à l’eau potable. La fourniture d’eau potable était suspendue pendant 2 semaines dans la ville. La situation était due à l’arrêt de certaines machines. Ce week-end, les techniciens de la société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) ont réparé les machines. La mise en place des forages a aussi commencé dans la ville. La nouvelle a été accueillie avec joie par les habitants.
Ménaka : Réhabilitation du CSREF
Une délégation du district sanitaire de la région de Ménaka accompagnée d’un superviseur des travaux et la presse locale a rendu visite, le jeudi 21 octobre 2021, le Nouveau Centre de santé de référence de Ménaka. L’objectif de cette excursion est de faire l’état de lieu de l’avancement des travaux de réhabilitation de ladite structure mais aussi de constater avant la fin des travaux ce qui manque et ce qu’il y’a lieu d’améliorer.
Crée en 2011, ce joyau architectural est composé de plusieurs salles de soins, de deux pharmacies, des salles d’attentes, des bureaux, un logement pour le gardien, une salle de radiographie, une morgue, une source d’alimentation en électricité et eau automne, une cantine, des laboratoires etc.
Équipé juste après sa construction ce centre de santé a été vandalisé pendant la crise de 2012 d’où sa réhabilitation et son équipement.
Absence de services financiers à Tombouctou : Des entrepreneurs dénoncent cette situation
Depuis la crise de 2012, de nombreux services étatiques sont absents au nord et au centre du pays. À Tombouctou, des entrepreneurs dénoncent l’absence des services financiers notamment les impôts et le trésor. Ils estiment que cette situation est un handicap pour le développement de la région. L’exécutif régional explique la situation par l’absence du réseau internet. Toutefois, selon le directeur de cabinet du Gouverneur de Tombouctou, des dispositions sont en cours pour le retour de ces structures.
« Aujourd’hui, le seul problème que nous, les entrepreneurs de la région de Tombouctou, avons, c’est l’absence des services techniques et financiers. Les impôts, le trésor public, le contrôle financier et le budget sont tous absents », martèle un entrepreneur de Tombouctou sous couvert d’anonymat. L’intéressé estime que pour mettre des documents fiscaux à jour, il est obligé de se déplacer sur Mopti ou Bamako.
Le directeur de cabinet du Gouverneur de Tombouctou indique que « les services financiers étaient tous à Tombouctou, il y a deux semaines ». « Certains sont partis la semaine dernière, sinon ils étaient là », précise Issiaka Bathily. Toutefois, il reconnaît qu’il y a des difficultés. Pour lui, c’est à cause de la « qualité du réseau. Ce qui fait que même les services qui étaient venus ne pouvaient pas travailler car ils le font avec le réseau ».
Des entrepreneurs s’interrogent toutefois sur cette question de réseau. « Du moment où les banques sont présentes, pourquoi les services techniques et financiers ne le sont pas », demandent-ils.
En attendant la réponse à cette question, le directeur de cabinet du Gouverneur de Tombouctou affirme que des mesures sont prises pour le retour définitif de ces services dans la ville.
