Depuis son installation au Mali, l’académie Guillou de foot a formé de jeunes talents tous passés professionnels et qui font aujourd’hui les beaux jours du football malien.
A ce jour, le foot malien a puisé l’essentiel de ses pratiquants dans ce vivier. Quand monsieur Guillou, après un travail remarquable qui va se terminer en queue de poisson et une mésentente avec les dirigeants de l’ASEC Mimosa d’Abidjan vint s’installer au Mali, le football du pays était encore balbutiant.
Mais l’homme a su donner le coup de fouet nécessaire à travers une formation axée sur le football moderne, dégageant une pléiade de footballeurs talentueux qui font aujourd’hui les beaux jours de clubs européens, arabiques et des Aigles du Mali.
Pari réussi pour ce technicien de haut niveau pour qui la pratique du foot n’a pas de secret. Et des talents, il nous en réserve encore plus ou moins longue échéance.
Parmi les élus à passer au professionnalisme, des noms qui ne sont pas méconnus du public sportif malien : Djadié Samassékou, Ives Bissouma, Moussa Doumbia, Makan Samabaly, pour ne citer que ceux-ci, et j’en passe.
Le football moderne qui tend à évoluer constamment est basé sur la formation. Et les académies qui essaiment le continent en sont la preuve. Par ailleurs, tous les pays qui ont adopté cette politique de formation commencent à pointer du nez sur le continent.
Bien avant le Centre de l’Académie Guillou, le CSK (centre Salif Keita) a aussi abattu un travail énorme qui a abouti à la création d’un club du même nom. Qui, après avoir émerveillé les amateurs du ballon rond, évolue en ce moment en demi-teinte. Et bien d’autres Centres de formation fonctionnent sur le territoire, mais qui ne connaissent pas grand succès.
Même si le talent est inné, on espère que ce magicien blanc de Guillou nous sortira tôt ou tard des monstres sacrés du football de la trempe d’un Salif Keïta dit Domingo, un Karounga Keïta, un Fantamady Keïta et Diallo, ou Abdoulaye Diawara dit Blocus.
Ben Diakité Ladji de Balzac
