Depuis le coup d’Etat du 25 octobre dernier, la rue ne désengorge pas au Soudan, le peuple manifeste contre le régime militaire. A cet effet, le mardi dernier, se tenait une manifestation contre le régime en place malgré la signature d’un accord. Les forces de sécurités soudanaises ont fait usages sur des dizaines de milliers de manifestants dans le centre de Khartoum.
Selon nos confrères de France 24, la police soudanaise a fait usage de grenades lacrymogènes sur des dizaines de milliers de personnes réclamant le retour du pouvoir dans les mains des civils dans le centre de la capitale soudanaise.
Selon le média français, un manifestant a déclaré que les policiers munis de fouet ont poursuivis les manifestants aux abords du palais présidentiel, Q.G de l’ancien président Omar el-Béchir renversé par l’armée et siège des autorités de la transition.
Ce mardi, les manifestants ne scandaient « pas de partenariat, pas de négociations, que les militaires rentrent dans leur casernes », indique le média français. Le divorce semble déjà être consommé entre le peuple et l’armée au pouvoir, les protestants veulent un gouvernement civil sans la mainmise de l’armée sur les institutions.
Les forces de sécurités ont tiré sur ces milliers de personnes sorti protester contre le régime militaire qui a pris le pouvoir à la suite du « coup d’Etat militaire », du 25 octobre 2021.
Par ailleurs, le dimanche 21 novembre dernier, un accord a été signée entre l’actuel commandant de l’armée et chef du conseil de souveraineté, le général Abdel Fattah al-Burhane, et le Premier ministre Abdallah Hamdock, le remettant ainsi dans ses fonctions. Ledit traité portait sur 14 points dont les plus importants sont entre autres : la réhabilitation du Premier ministre, la formation d’un gouvernement de compétences, la libération des détenus politiques et un engagement des deux parties à travailler ensemble pour mener à bien la transition démocratique à son terme a indiqué l’Agence Anadolu.
Mais à peine ledit accord signé que la population soudanaise, est sorti pour montrer son mécontentement face à la signature du traité le jeudi 25 novembre 2021, il exige le retour d’un régime civil qui dirigera le pays.
A noter que depuis le 31 août 2019, le Soudan traverse une période de transitions de 53 mois qui devrait s’achever par la tenue des élections. Au cours de cette transition, le pouvoir était partagé entre l’armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signés un accord de paix avec le gouvernement le 03 octobre 2021.
Mahamadou Sissouma, Stagiaire
Source : LE PAYS
