Les phases locales des Assises Nationales de la refondation ont débuté, le samedi 11 décembre dernier, sur l’ensemble du territoire national. Et elles se poursuivront jusqu’ au 26 décembre 2021. Les Assises des différentes Communes de Bamako sont programmées pour deux jours à partir du 22 décembre. Le processus sera parachevé du 27 au 30 décembre prochains par des Assises Nationales. Elles ont pour objectif principal de faire l’état de la Nation et engager un véritable processus de refondation du pays. C’est dire que la transition amorce un tournant décisif à partir de l’entame de ces Assises.
Ces Assises sont, donc, une occasion pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle sévissant depuis 2012 à l’échelle nationale. Aussi, dans certaines Communes du Nord et du Centre du pays, les Populations disent attendre impatiemment le début de ces concertations.
Et, à la veille du lancement des travaux des présentes Assises de la Refondation (ANR), le Président de la Transition s’est adressé à la Nation pour souligner l’importance capitale de la grande rencontre. Le Colonel Assimi Goïta a appelé que le pays se trouve à une phase de transformation fondamentale des mentalités et des comportements dans le cadre d’organisation des Assises Nationales de la Refondation dont les phases locales ont débuté le 11 décembre dernier.
« Les Assises Nationales de la refondation, qui s’engagent ce samedi 11 décembre et se terminent le jeudi 30 décembre 2021, sont une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils de ce pays un dialogue franc, direct et fécond, afin d’atténuer les querelles infécondes qui tendent à miner le processus de transition en cours et nuire à l’espoir de renaissance du Peuple malien, pourtant épris de paix et de justice, mais particulièrement attaché à ses valeurs », a déclaré le Chef de l’Etat.
Assimi Goïta a rappelé que « les Assises nationales de la refondation de l’État sont, par vocation, ouvertes au peuple malien, donc au Mali profond, le Mali des paysans, des bergers, des artisans, des ouvriers, des ménagères, des personnes âgées, dépositaires de notre sagesse, des communicateurs traditionnels, gardiens de notre patrimoine culturel, des personnes déplacées ou réfugiées. Bref, le Mali de ceux qui souffrent le martyre en silence, le Mali des SANS VOIX ».
Selon le Président de la transition, les Assises de la Refondation ont pour objectif de permettre au Peuple, malien de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Et d’ajouter qu’«il y va de la légitimité des recommandations qui sortiront de ce débat national mais aussi de la nécessaire adhésion du peuple tout entier pour assumer, accompagner et suivre la mise en œuvre des Réformes audacieuses à entreprendre par la suite pour l’avènement du nouveau visage de l’Etat malien ».
Goïta a expliqué que « la réussite de cet évènement hautement important pour le devenir du Mali, se mesurera à l’aune des propositions fortes et pertinentes qui en sortiront et qui aideront à la conduite stratégique de la gouvernance globale de notre Pays, en harmonie avec le voisinage immédiat et l’environnement international ».
« D’où la nécessité d’une transformation fondamentale des mentalités et des comportements », a souligné le Président Goïta.
Enfin, Assimi Goïta a annoncé que ces « Assises Nationales de la Refondation nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyens que nous voulons être, les valeurs sociétales endogènes que nous voulons accroître et promouvoir, le type de Mali-kura que nous voulons bâtir, le type de leaders dont nous avons besoin pour construire et conduire le Mali nouveau ».
En somme, les présentes Assises nationales plancheront sur treize thématiques majeures axées sur, entre autres, les volets Défense et Sécurité, Souveraineté nationale, Lutte contre le terrorisme, Questions géostratégiques et géopolitiques, Justice et Droits de l’Homme, Politique de bonne Gouvernance, Transition numérique, Médias, Politique étrangère et Coopération internationale, Intégration africaine, Dialogue social, Reformes sociales, Fonction publique, Education, Emploi, Planification Développement économique et industriel, Développement rural, Santé et Affaires sociales, Questions humanitaires, Elections, Décentralisation, Questions foncières, Paix, Réconciliation nationale et Cohésion Sociale et Relecture « intelligente » de l’Accord d’Alger et DDR (Démobilisation-Désarmement-Réinsertion) …
En conclusion, il y s’agit de tirer les leçons du douloureux événements vécus avec une synthèse des Recommandations et Résolutions issue des différentes rencontres (forums, assises nationales, états généraux, conférence d’entente nationale, Dialogue national inclusif, journées de concertations nationales sur la Transition…) ; de proposer un nouveau contrat national de stabilité sociale, politique, sécuritaire et économique en matière de gouvernance ; d’avoir une compréhension commune des enjeux et défis pour le meilleur choix des Réformes escomptées.
.Mémé Sanogo
Que faut- t-il attendre de ces Assises ?
Les assises nationales de la refondation nationale dont la face locale a débuté ce samedi 11 décembre plancheront sur les aspects de la vie de nation. Elles ont pour objectifs de trouver des solutions à la crise multidimensionnelle qui ébranle depuis 2012 les fondements de la Nation elle-même A la dégradation progressive de la situation sécuritaire, conséquence de la déliquescence accrue de l’État pendant plusieurs décennies, s’est ajoutée aux dysfonctionnements des institutions étatiques, au délitement du lien social et à l’effritement de la cohésion sociale.
Tous les thèmes abordés.
Les ANR plancheront sur treize (thématiques) dont entre autres : Défense et Sécurité – Souveraineté – Lutte contre le terrorisme – Question géostratégiques et géopolitiques ; Justice et Droits de l’Homme – Gouvernance – Transition numérique – Médias ; Politique étrangère – Coopération internationale – Maliens établis à l’Extérieur –Intégration africaine ; Dialogue social : enjeux, défis et perspectives – Reformes sociales – Fonction publique – Formation – Emploi des jeunes – Entreprenariat ; Planification Développement économique et industriel – Développement rural – Questions économiques et financières – Fiscalités dépenses publiques ; Santé et Affaires sociales – Questions humanitaires – Réfugiés et déplacés internes ;: Administration du territoire – Réorganisation territoriale/Détermination des Circonscriptions électorales – Décentralisation – Accès aux services sociaux de base – Questions foncières ;: Paix, Réconciliation et Cohésion Sociale – Appropriation Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger-Démobilisation – Désarmement – Réinsertion …
Une participation inclusive
S’agissant de la participation, les assises nationales concerneront routes les couches de la société ainsi que toutes les Régions du pays et de diaspora. Aussi, Il est attendu 150 participants par Assises au niveau régional (20 régions), 300 participants pour les Assises du District de Bamako et 1000 participants pour les Assises au niveau national.
En outre, les Assises Nationales de la Refondation auront un caractère décentralisé sur toute l’étendue du territoire et dans les pays de résidence des Maliens établis à l’Extérieur, et se tiendront sur la période indicative de 9 à 15 semaines, allant de la semaine du 20 au 26 septembre à la semaine du 20 au 26 décembre 2021. Elles se dérouleront en séances plénières et en groupes de travail, conformément au Règlement intérieur et au calendrier qui seront adoptés par le Panel des Hautes Personnalités
Au niveau national, les travaux seront présidés par le Panel des Hautes Personnalités. Et rassembleront à Bamako :- les représentants des Institutions de la République ; – les représentants du Conseil National de Transition ;- les représentants des départements ministériels ;- les anciens présidents d’Institutions et les anciens Premier ministres ; – les représentants des forces armées et de sécurité ;- les représentants des Autorités administratives indépendantes ; – les délégués de la diaspora (Maliens établis à l’extérieur) ; les délégués des régions et du district de Bamako ;- les représentants des partis et organisations politiques ; – les représentants des mouvements signataires et non signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ;- les représentants des autorités traditionnelles ; – les représentants des confessions religieuses ;- les représentants de la coordination des associations et organisations de femmes;- les représentants du conseil national des jeunes ;- les représentants des ordres professionnels et des chambres consulaires ;- les représentants des organisations socio-professionnelles et des centrales syndicales ;- les représentants des communicateurs traditionnels et des griots ;- les représentants des faitières des organisations de la société civile ;les représentants des Universités ;- les représentants des chasseurs traditionnels ;- les représentants des personnes vivant avec un handicap ;- les représentants des organisations communautaires ;- les représentantes de la Coordination des Femmes des Partis politiques ;- les représentantes du Réseau des Femmes Anciennes Ministres et Parlementaires ;- les représentants des cercles de réflexion ;- les représentants des organisations de la presse ;- les personnes ressources.
