A la tête d’une forte délégation comprenant plusieurs ministres, le Premier ministre Choguel K. Maïga, à bord d’un CASA 295 de l’Armée de l’air, est arrivé à Ouagadougou ce jeudi 23 février 2023. Cette visite de 72 heures (du 23 au 26 février 2023) a été ô combien très fructueuse pour les plus hautes autorités des deux pays qui affichent de grandes ambitions pour leurs peuples.
A son arrivée, le chef du Gouvernement a été accueilli par son homologue du Burkina Faso, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela. Dans une interview accordée à la presse, le chef de l’administration publique malienne a tout d’abord présenté les condoléances du Président de la Transition, du Gouvernement et du peuple malien suite aux attaques terroristes perpétrées récemment contre l’armée burkinabé. « Nous perdons des batailles mais nous allons gagner la guerre contre le terrorisme », a martelé le chef du gouvernement malien. Dr Choguel K. Maïga de poursuivre : « Nous avons l’ardente obligation de réussir notre mission générationnelle », faisant allusion à la fédération Burkina-Mali et d’autres pays.
Les deux pays ont convenu d’ailleurs d’approfondir la réflexion sur le projet de fédérer les deux Nations. « Nous devons soutenir et donner des moyens à nos armées respectives pour restaurer notre souveraineté, notre dignité, notre confiance », a insisté le PM malien. A l’en croire « les peuples veulent être unis, ils veulent être fédérés. Donc, écoutons nos peuples ». Afin de continuer la réflexion sur le projet de la fédération Mali-Burkina Fao, les autorités des deux pays qui partagent cette volonté commune souhaitent organiser des conseils de ministres conjoints tous les six mois et de façon alternée. Le fédéralisme sera étudié et fera l’objet de discussions a l’occasion de la prochaine commission mixte Mali-Burkina, prévu à Bamako », a laissé entendre le chef de l’Exécutif malien.
De grandes ambitions affichées
Faire de l’axe Bamako-Ouaga un axe stratégique de coopération et d’intégration, c’est l’ambition affichée par les autorités du Mali et du Burkina. Elles ont cependant convenu de la nécessité de renforcer la libre circulation des personnes et des biens sur l’axe Bamako-Ouaga. Dans un communiqué conjoint, le Burkina Faso et le Mali appellent la communauté internationale à un « changement de paradigme ». Selon les Premiers ministres Kyelem et Maïga, « les sanctions mécaniques » contre les États touchent les populations et ne tiennent pas compte des causes profondes et complexes des changements politiques. Ils n’ont pas manqué de déplorer le maintien et le durcissement des sanctions de la Cedeao malgré un plaidoyer en faveur de leur levée.
Avant de quitter Ouagadougou, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a rendu une visite à la communauté malienne vivant au Burkina. Les Maliens établis au Faso ont exprimé leur attachement à la patrie et leur soutien à la transition. Ils ont toutefois exprimé quelques difficultés relatives à la carrière des fonctionnaires internationaux, et à leurs conditions de vie au Burkina. Les difficultés relatives à l’obtention des documents administratifs maliens et bien d’autres encore. Le Premier ministre a été agréablement surpris par l’existence d’un enfant baptisé Choguel par M. Adama Traoré, de nationalité burkinabé.
Tientigui
