Pour la participation des femmes aux futures échéances électorales dans le pays, des sessions de formation ont été initiées, ce lundi 6 mars, à l’endroit de plusieurs ‘’femmes en marche’’ et des femmes potentielles candidates, dans les six communes de Bamako. Cofinancées par l’USAID, le Royaume du Danemark et la Coopération Suisse, les sessions de formation se tiennent dans le cadre du programme EMERGE du National Démocratic Institute (NDI).
Ouvertes le lundi 6 mars, les sessions de formation se tiennent dans les six communes de Bamako. Elles se poursuivent jusqu’à ce 8 mars 2023. Le programme de formations vise au total 900 femmes à travers le pays. Ainsi, les travaux des différents ateliers porteront sur de nombreuses thématiques. Parmi lesquelles figurent, entre autres : les enjeux des élections législatives et locales pour les femmes ; le cadre juridique des élections au Mali ; la préparation personnelle d’une candidate et son investissement ; la préparation et la conduite de la campagne électorale ; la stratégie de mobilisation des ressources de la campagne ; les violences politiques contre les femmes et les mécanismes de prévention, indiquent les organisateurs. Au niveau de la commune I de Bamako, les travaux de démarrage se sont déroulés dans les locaux du Musée de la femme sis à Korofina. L’évènement était placé sous l’égide de Mme Maïga Aziza Mint Mohamed, présidente du réseau des Femmes africaines ministres et parlementaires (REFAMP). Un réseau qui, argue-t-elle, est une organisation regroupant les anciennes femmes ministres et parlementaires, de même que celles qui sont en fonction, dans le but de travailler en synergie pour une meilleure participation des femmes à la prise des décisions dans le pays. C’est seulement à ce niveau que les femmes peuvent, selon Mme Maïga, impacter les politiques publiques en contribuant à une meilleure prise en compte de leurs propres besoins. Les trois jours de formation permettront, selon elle, de renforcer les capacités techniques et politiques des participantes. Elles permettront, ajoute la présidente, de capitaliser et de partager les bonnes pratiques électorales avec les femmes potentielles candidates et les femmes en marche. Ce qui pourra leur permettre d’être élues. Aussi, espère l’ex-députée, ces sessions encouragent les femmes à valoriser leur talent et potentiels indispensables pour la réalisation de leurs aspirations politiques. Saisissant l’occasion, le président fera également savoir que « l’édification d’une société équitable, juste et démocratique appelle l’implication des femmes ». Celles-ci jouent un rôle important. Le pays ne peut aucunement être construit sans elles, estime Mme Maïga Aziza. Ce qui l’amène à dire que le REFAMP est partie prenante du programme EMERGE initié par le NDI. Puis de clarifier que les sessions, organisées conformément au programme EMERGE du NDI, sont cofinancées par l’USAID, la Coopération Suisse et le Royaume du Danemark. Au nom de NDI, Abdoulaye Hasseye jugeait, lors du démarrage des travaux, que l’évènement est plein d’espoir. D’après lui, le NDI à travers le monde n’a pas pour habitude de déléguer ses sessions de formation. Le principe de NDI, dit-il, est de toujours tenir lui-même ses sessions de formation, ou les faire à travers des experts. Mais cette année, dira M. Hasseye, le Mali a fait exception. Le NDI-Mali a d’abord formé des femmes formatrices au sein des organisations politiques et de la société civile. Ce sont ces formatrices qui vont restituer leurs expériences aux participantes des trois jours de session. Ce qui est une première dans l’histoire. Puis de conclure par dire que « cette formation se met dans un cadre qui se veut de préparer 900 femmes pour les prochaines élections. C’est un processus qui vient juste de démarrer. Pour cette première cohorte, annonce-t-il, nous avons 293 femmes dont 253 proposées par des partis politiques et 40 venant de la communauté appelée femmes en marche ».
Mamadou Diarra
Source : LE PAYS
