Dans la Cité des Askias, le prix de la viande de bœuf connaît une hausse significative depuis la veille du Ramadan, selon des informations rapportées par l’AMAP. Le kilogramme avec os est passé de 3 000 FCFA à environ 3 750 FCFA, tandis que la viande sans os se vend désormais entre 4 500 et 5 000 FCFA.
Cette augmentation s’explique en grande partie par la rareté du bétail sur le marché de Wabaaria, principal point d’approvisionnement de la ville.
Certains bouchers ont même suspendu temporairement la vente de viande rouge, faute d’animaux disponibles.
Sur le terrain, les professionnels évoquent une flambée des prix d’achat.
Des bœufs, autrefois accessibles autour de 125 000 FCFA, se négocient aujourd’hui entre 350 000 et 700 000 FCFA. Face à cette situation, certains bouchers s’associent pour acquérir une seule bête, réduisant ainsi leurs marges.
Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette tension : la mauvaise pluviométrie ayant affecté les pâturages, les difficultés d’acheminement du bétail liées au contexte sécuritaire, mais aussi la forte demande provenant de pays voisins comme le Niger, l’Algérie et la Mauritanie.
Du côté des consommateurs, la hausse pèse lourdement sur le pouvoir d’achat. Certains ménages se tournent désormais vers des alternatives comme le poisson, bien que son prix tende également à augmenter.
Face à cette situation, des acteurs du secteur appellent à des mesures urgentes, notamment la régulation des exportations de bétail ou la mise en place de subventions pour stabiliser les prix. Une rencontre entre les différents intervenants de la filière est annoncée dans les prochains jours afin d’examiner des solutions durables.
Kémoko Diabaté, avec l’AMAP
