Le samedi 25 avril 2026, le Mali a subi des attaques terroristes simultanées dans plusieurs localités, notamment à Kati, Bamako, Gao, Kidal et Sévaré. Une fois de plus, la nature de ces attaques et les moyens utilisés par les groupes armés terroristes lèvent toute équivoque sur la complexité de la guerre que nous menons depuis une dizaine d’années. Une chose est sûre, cette guerre, malgré ses ramifications géopolitiques, nous la gagnerons et la République du Mali triomphera. Déjà, bravo aux forces armées maliennes qui ont su rapidement circonscrire l’ambition funeste de l’ennemi sur plusieurs fronts, chose qui n’était pas du tout évident dans un passé récent.
Kati, Bamako, Gao, Kidal et Sévaré sont autant de localités dont des lieux stratégiques ont été frappés en même temps par les groupes armés terroristes le samedi 25 avril 2026. Ceux qui critiquent le dispositif de l’armée malienne ou son renseignement doivent peut-être chercher à savoir un peu plus sur la nature même du terrorisme et de la guerre asymétrique.
Une occasion de reprendre la compatriote Zeinab Evelyne Jacques qui a rappelé dans un poste les attaques de l’hôtel Radisson à l’époque, de la Terrasse ou du campement au Mali, et du Bataclan, du Stade de France, ou des jumelles du World Trade Center pour convaincre les nostalgiques de l’heure de la colonisation. Parmi toutes ces localités qui ont été touchées par des attaques terroristes, faisons un zoom sur le seul cas de l’hôtel Radisson, le 20 novembre 2015 revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune. Il faut savoir que l’attaque a fait 22 morts après la prise en otage près de 170 personnes (clients et personnels de l’hôtel).
À l’époque, la France avait près de 3 000 à 4 000 soldats au Mali à travers l’Opération Barkhane. Certes répartis sur plusieurs pays du Sahel, mais près de 1 000 soldats étaient stationnés pour le compte du Groupement Tactique Interarmes (GTIA) au Mali. L’Opération Barkhane avait, à elle seule, près d’une vingtaine d’hélicoptères, 200 véhicules blindés et 6 avions de chasse pour couvrir l’ensemble de la zone d’opération.
En plus de la France, 350 à 400 autres personnels de l’Union européenne étaient au Mali pour le compte de l’EUTM. L’ONU avait, elle aussi, plus de 11 000 militaires et 1 400 policiers provenant de plus de 50 pays. Cependant, cette présence massive de forces étrangères et leurs équipements sophistiqués n’ont pas empêché des attaques terroristes en plein cœur de la capitale malienne.
Tout ce rappel pour seulement dire Djandjo à nos forces de défense et de sécurité qui ont su en temps record et seules mobiliser toutes les ressources nécessaires pour repousser l’ennemi hors des zones stratégiques. Même si aucun bilan n’est pour l’instant donné par l’état-major général des armées à cette attaque, tout le monde est convaincu de l’ampleur des dégâts. Mais la réaction prompte et efficace des forces armées maliennes qui a permis de réduire le mal.
D’ailleurs, les terroristes en débandades un peu partout ont été cueillis par les populations civiles et remis à l’armée.
Il faut noter que l’heure n’est pas à la division, le terrorisme n’a pas d’amis, il n’a pas d’ethnie et encore moins de religion. Pour preuve, la moquée détruite à côté de la maison du ministre Sadio Carama abritait beaucoup de fidèles réunis pour la prière du Fajr. Malheureusement beaucoup d’entre eux ont été tués selon des sources proches du lieu du drame.
Issa Djiguiba
