Pour contrer la recrudescence des attaques terroristes, le Gouverneur de la région de Gao, le Général de Division Moussa Traoré, vient de frapper un grand coup. Une décision officielle interdit désormais la circulation nocturne des engins les plus utilisés par les groupes armés. Un mois de restrictions strictes commence pour les populations de la Cité des Askia.
Le message est sans ambiguïté : la sécurité avant tout. Par la décision N°2026-0187, les autorités régionales de Gao imposent un régime sec aux transports nocturnes. Du 1er au 30 mai 2026, tout mouvement est proscrit entre 19 heures et 6 heures du matin pour une catégorie précise de véhicules.
Sur le fleuve Niger, les pinasses et pirogues devront rester à quai. Sur la terre ferme, les tricycles, communément appelés « Baribaritas », ainsi que les motos de grosse cylindrée sont visés par l’interdiction. Ces engins, appréciés pour leur mobilité en zone difficile, sont souvent détournés par les groupes terroristes pour mener des incursions rapides.
Seules les forces de défense et de sécurité échappent à cette mesure. Sur le terrain, le ton est à la fermeté. Le commandant du Théâtre-Est de l’Opération « Dougoukologo » a reçu les pleins pouvoirs pour faire appliquer ce décret. Les contrevenants s’exposent à des sanctions rigoureuses.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la stratégie de sécurisation du Nord-Mali. Reste désormais à observer l’impact de ce blocus nocturne sur l’économie locale et la mobilité des citoyens, dans une région où le fleuve et la moto sont les poumons du quotidien.
Bagna MAÏGA
