En visite de travail à Addis-Abeba, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a été reçu vendredi par le Bureau du Comité des Représentants permanents de l’Union africaine (COREP), composé des ambassadeurs du Burundi, de la Tanzanie, du Ghana et de l’Angola.
Accompagné des ambassadeurs des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), le chef de la diplomatie malienne a remercié l’Union africaine pour les messages de solidarité adressés au Mali après les attaques terroristes du 25 avril 2026.
Au cours des échanges, Abdoulaye Diop est revenu sur les origines de la crise sécuritaire au Mali, qu’il lie notamment aux conséquences de l’intervention militaire de l’OTAN en Libye. Il a estimé que le Mali et les autres pays de l’AES faisaient face à une « guerre hybride par procuration » visant à freiner leur dynamique de refondation.
Le ministre a également dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme médiatique » ainsi que des soutiens extérieurs aux groupes armés terroristes.
De leur côté, les membres du Bureau du COREP ont condamné les attaques perpétrées contre le Mali et salué les efforts des autorités maliennes en matière de sécurité et de stabilité. Ils ont aussi dénoncé les ingérences extérieures, rappelant que les questions sécuritaires dépassent les frontières nationales.
À l’issue de la rencontre, le Bureau du COREP a annoncé son intention d’encourager le président de la Commission de l’Union africaine à faire rapport aux chefs d’État africains sur les échanges tenus avec le ministre malien des Affaires étrangères.
Kemoko Diabaté
