Après une première phase d’immersion médicale à Taiyuan, les professionnels de la santé d’Afrique francophone ont mis le cap sur la capitale chinoise. Ce séjour pékinois, oscillant entre devoirs de mémoire et prouesses technologiques, a offert une véritable leçon de résilience et de développement. Réaffirmant par conséquent, l’axe historique de la coopération sanitaire entre Pékin et Bamako.
Après une semaine intense de formation et de visites de centres hospitaliers à Taiyuan, les participants au séminaire sur la santé médicale pour les pays africains francophones ont rejoint Pékin. Loin d’être une simple étape touristique, ce déplacement au cœur de la capitale chinoise s’est transformé en un voyage d’étude. Mêlant immersion culturelle, mémoire historique et prospective industrielle.
Le point d’orgue de cette étape a sans doute été la confrontation entre deux visages de la Chine. La majesté écologique de sa Grande Muraille Verte et l’avant-gardisme de ses centres de production, où sont désormais assemblés les scanners de dernière génération destinés aux hôpitaux du monde entier.
Au-delà des infrastructures, c’est le modèle d’émergence de la « Nouvelle Chine » qui a été décrypté pour les séminaristes. Des dynasties impériales aux traumatismes du conflit sino-japonais, les intervenants ont retracé la trajectoire d’une nation qui a su transformer ses épreuves en leviers de croissance. L’accent a particulièrement été mis sur la stratégie économique des trente dernières années. Une accélération fulgurante qui hisse aujourd’hui le pays au rang de deuxième puissance mondiale.
Pour la délégation africaine, ce rappel historique portait un message clair. Le développement. Ce n’est pas un miracle, mais le fruit du civisme, de la discipline et du patriotisme. Une trajectoire inspirante dont les participants sont invités à tirer des enseignements pour relever les défis socio-économiques et sanitaires de leurs pays respectifs.
En marge des sessions d’apprentissage, les autorités chinoises ont tenu à réitérer leur engagement indéfectible auprès de leurs partenaires continentaux. Réaffirmant avec force que la Chine resterait un allié de premier plan pour le Mali à travers le renforcement continu de la coopération sanitaire.
Ce partenariat ne date pas d’hier. Depuis 1960, l’axe Bamako-Pékin s’illustre par le ballet constant des missions médicales chinoises sur le sol malien.
Bagna MAÏGA/KD
