Les Forces armées maliennes intensifient leur campagne. En l’espace de quarante-huit heures, les FAMa et leurs partenaires ont conduit plusieurs opérations aériennes de précision dans les secteurs d’Abéibara, de Kidal et de Tessalit, frappant des regroupements terroristes, des bases et des entrepôts logistiques de la coalition JNIM/FLA, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko.
Le lundi 3 août, dans le secteur d’Abéibara, les forces engagées ont détecté plusieurs regroupements de terroristes disposant d’importants moyens de guerre et logistiques. Après analyse et confirmation des renseignements, les vecteurs aériens ont traité avec succès l’ensemble des objectifs identifiés.
Le lendemain, les opérations se sont déplacées vers Kidal et sa région. Dans la ville même, une infrastructure servant à la fois de base opérationnelle aux groupes terroristes et d’entrepôt de matériels logistiques a été localisée, ciblée et entièrement détruite. Ses occupants ont été neutralisés. Dans la périphérie de Tessalit, plusieurs sites abritant des combattants armés et leurs moyens logistiques ont également été traités avec succès lors de la même journée du 4 août.
« L’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. »
— État-Major Général des Armées du Mali, 4 août 2026
Ces opérations présentent plusieurs caractéristiques notables. La frappe sur une infrastructure à Kidal — ville longtemps symbole des zones d’influence terroriste dans le nord malien — marque une nouvelle étape dans la reconquête du terrain. La destruction d’un entrepôt logistique prive les groupes armés non seulement de combattants, mais aussi des ressources matérielles nécessaires à leurs opérations futures : armement, munitions, carburant, vivres. C’est une frappe sur les capacités, pas seulement sur les effectifs.
La géographie de ces opérations est également éloquente. Abéibara, Kidal, Tessalit : trois localités du grand nord malien, proches des frontières algérienne et nigérienne, traditionnellement utilisées par les groupes armés comme axes de transit et zones de repli. Les frapper simultanément, en l’espace de deux jours, témoigne d’une capacité de renseignement et d’une coordination opérationnelle en nette progression.
L’ensemble des secteurs concernés demeure sous surveillance pour détecter tout mouvement suspect et consolider le bilan des opérations.
Kémoko Diabaté
