Le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC) a rendu publics les résultats de la première session 2026 de son appel à projets « Cinéma et Citoyenneté ». Au terme des délibérations organisées le 11 août, huit projets de films ont été retenus. Cette sélection intervient dans un contexte marqué par la volonté de relancer le cinéma national et de renforcer sa présence dans le paysage culturel. Elle traduit également l’ambition d’accompagner davantage les professionnels maliens engagés dans la création cinématographique.
L’appel à projets avait été lancé le 8 juillet 2026 dans le cadre du programme MAAYAWOOD. Les travaux, suivis de la proclamation officielle, se sont déroulés le 11 août dans la salle de réunion du Département de la Culture. À travers cette démarche, le FAIC cherche à soutenir concrètement la production et la post-production d’œuvres portées par des entreprises de production maliennes. L’initiative vise aussi à favoriser de nouvelles créations susceptibles de valoriser les réalités et les valeurs du pays.
Présidé par le réalisateur Salif Traoré, le jury a examiné les candidatures en fonction des critères définis pour cette session. Huit projets ont finalement obtenu l’adhésion du comité de sélection. Cette décision ouvre ainsi une nouvelle perspective pour leurs promoteurs, dans un secteur confronté à des difficultés importantes. Les enjeux concernent notamment le financement, la production et la diffusion des œuvres. Le choix effectué par le jury constitue donc une étape importante pour les professionnels retenus dans cette première session.
Parmi les lauréats figurent Golden Light avec « Mali Den Kura », MahilyProd pour « Kabodi », Looba SARL avec « Kouroukanfouga » et Tourela MTS pour « Nianankoro ». La liste comprend aussi Sakiliba et son projet « L’Âge d’or du Mali », ainsi que Tourela MTS avec « Afou ». Komo Production a été retenue pour « Zemeba », tandis que Tourab SARL défendra « L’Ombre du respect ». Ces huit projets constituent la sélection du FAIC.
Au-delà de la sélection proprement dite, l’appel lancé par le FAIC s’inscrit dans une perspective plus vaste de consolidation de l’industrie cinématographique nationale. L’objectif affiché repose sur un accompagnement accru de la création et des acteurs du secteur. Cette orientation doit permettre de répondre aux contraintes auxquelles les professionnels restent confrontés. Le soutien apporté aux projets retenus constitue, dans cette logique, une possibilité supplémentaire de faire progresser la production malienne et de favoriser la réalisation de nouvelles œuvres cinématographiques nationales.
Dans le même élan, le programme MAAYAWOOD apparaît comme un cadre destiné à accompagner la structuration et la professionnalisation du cinéma. Le dispositif entend soutenir les producteurs et encourager l’émergence de projets pouvant trouver leur place dans les circuits nationaux, africains et internationaux. L’accompagnement des huit lauréats devrait ainsi contribuer à renforcer la visibilité des talents maliens. Il pourrait également stimuler la production d’œuvres consacrées aux réalités, à l’histoire, à la culture et aux valeurs de la société malienne actuelle.
Par ailleurs, cette sélection met en évidence le potentiel toujours présent dans le secteur cinématographique malien. Malgré les difficultés qui pèsent sur l’activité, les professionnels continuent de proposer des projets et de défendre une création nourrie par la diversité. Le choix des huit œuvres constitue donc un signal en faveur de la poursuite des efforts engagés. Il témoigne aussi de l’existence d’une dynamique créative que les mécanismes d’appui peuvent contribuer à consolider dans la durée au sein du cinéma national.
L’initiative s’inscrit dans la politique de développement du secteur portée par le ministère en charge de la Culture, sous la direction du ministre Mamou Daffé. L’accompagnement des producteurs et le renforcement de la création figurent parmi les orientations mises en avant à travers cette démarche. En soutenant les projets sélectionnés, le FAIC cherche ainsi à donner davantage de possibilités nouvelles et concrètes aux professionnels maliens et à favoriser l’émergence d’œuvres susceptibles de dépasser les frontières nationales.
De son côté, le FAIC a adressé des encouragements aux postulants et des félicitations aux lauréats à l’issue du processus officiel de sélection. Cette démarche vient aussi confirmer l’engagement de l’institution en faveur de la création cinématographique malienne. Les huit projets retenus bénéficient désormais d’une attention particulière dans le cadre de cette session. Leur sélection intervient alors que le secteur cherche à consolider ses bases et à créer les conditions nécessaires à une production plus soutenue et mieux accompagnée.
La première session 2026 de « Cinéma et Citoyenneté » place huit projets au cœur de l’effort engagé pour soutenir le septième art malien. À travers le FAIC et le programme MAAYAWOOD, l’accent est mis sur la création, la production, la post-production et la professionnalisation du secteur. La sélection rappelle surtout la volonté d’accompagner les talents nationaux et de renforcer la place du cinéma dans la culture. Elle s’inscrit ainsi dans la perspective d’un développement durable de l’industrie cinématographique malienne.
Ibrahim Kalifa Djitteyé
