Dans la dynamique de prévenir les hommes de médias contre les maladies virales, la Maison de la Presse, le Fonsopress et les associations de lutte contre les hépatites, l’AGSS et la SOMMAD, ont organisé une journée d’échanges et de dépistage à l’intention des professionnels des médias et de leurs familles.
L’objectif de cette journée était, d’une part, d’attirer l’attention des journalistes sur les effets de ces maladies virales afin de contribuer à une large sensibilisation des populations maliennes et, d’autre part, de prévenir la maladie à travers le dépistage.
Une cérémonie solennelle et sobre a rehaussé l’éclat de la journée. À cette occasion, le représentant du ministre en charge de la Communication et de l’Économie numérique était à l’honneur. Il était notamment accompagné du président de la Maison de la Presse, M. Bandiougou Danté, de celui du Fonsopress, M. Bassidiki Touré, du Professeur Moussa Dicko et de Djimé Kanté.
« Les professionnels des médias, en plus de préserver leur propre santé, ont également le devoir d’informer, de sensibiliser et d’éduquer la population sur la question », a déclaré le représentant du ministre de la Communication. Il a, à cette occasion, réitéré l’accompagnement et l’engagement du ministère en faveur du bien-être des hommes de médias, maillon essentiel de la nation.
Quant aux présidents de la MP et du Fonsopress, respectivement M. Danté et M. Touré, ils ont tous deux apprécié la pertinence de cette journée. Car l’un des objectifs phares des deux structures est de prévenir et de préserver la santé des professionnels des médias, lesquels constituent un pont entre les différentes couches socioprofessionnelles du pays.
Les représentants de la SOMMAD et de l’AGSS ont, pour leur part, salué la volonté de la MP et du Fonsopress d’organiser cette journée, jugée particulièrement importante pour la santé humaine. Ils espèrent cependant que ce cadre permettra de mieux faire passer le message.
Le problème de l’hépatite constitue un enjeu de santé publique, notamment pour les types B et C. Toute chose qui nécessite, pour chaque personne, de réaliser au moins un dépistage au cours de sa vie.
Cependant, indique le Professeur Dicko, ce sont les virus de l’hépatite qui sont à l’origine des hépatites B et C. Cinq principaux types de virus sont identifiés. Les virus A, D et E sont généralement moins graves que les virus B et C, qui peuvent entraîner de graves complications, notamment le cancer du foie.
Hic ! Cette maladie, explique le Professeur Dicko, présente rarement des signes visibles. C’est pourquoi elle est surnommée la « tueuse silencieuse ». D’où la nécessité de procéder au dépistage, sachant que l’hépatite n’est pas une fatalité.
Il importe de souligner que le foie est un organe extrêmement important pour l’existence humaine. À l’instar des reins, il joue notamment un rôle essentiel dans le fonctionnement et l’épuration du système sanguin.
Selon les estimations officielles de 2022, le taux de prévalence de l’hépatite au Mali tournerait autour de 8 %. Or, informe le Professeur Dicko, cette maladie, dont le virus peut résister près d’une semaine, est très contagieuse. Sa transmission peut survenir par voie sexuelle, de la mère à l’enfant et par l’utilisation de certains instruments traditionnellement réutilisés.
Il existe, rassure le Professeur Dicko, des traitements très efficaces contre ces deux types d’hépatite. Le moyen le plus efficace de prévention, conclut-il, reste toutefois la vaccination, notamment contre l’hépatite B.
Cette journée a fait l’objet d’une forte mobilisation. Plusieurs dizaines de personnes, notamment des professionnels des médias et des membres d’autres couches sociales, ont ainsi effectué leur dépistage.
S.T.
