L’Assemblée générale des Nations Unies a tourné, mardi 8 septembre 2026, la page de sa 80e session pour ouvrir celle de la 81e. À New York, le passage de témoin entre l’Allemande Annalena Baerbock et le Bangladais Khalilur Rahman marque un changement de leadership à la tête de l’organe réunissant les 193 États membres.
Dans un contexte international marqué par les crises, les tensions géopolitiques et les interrogations croissantes sur l’efficacité du multilatéralisme, Annalena Baerbock a officiellement passé le témoin à Khalilur Rahman, désormais appelé à présider l’Assemblée générale des Nations Unies pendant un an.
Élu le 2 juin dernier, le diplomate bangladais prend ainsi officiellement les commandes de l’Assemblée générale pour la 81e session. La cérémonie de clôture de la précédente session a été l’occasion pour Annalena Baerbock de dresser le bilan de son année à la présidence.
Dans son intervention, l’ancienne ministre allemande des Affaires étrangères a défendu la nécessité de préserver le rôle des Nations Unies dans un environnement international profondément fragmenté. Elle a notamment insisté sur la réforme de l’Organisation, la défense de la Charte des Nations Unies et la nécessité de maintenir le multilatéralisme comme espace de dialogue entre les États.
Sous sa présidence, la 80e session a tenu 116 réunions plénières, organisé 18 rencontres de haut niveau et adopté 317 résolutions, selon le bilan présenté lors de la clôture. Baerbock a également mis en avant l’ouverture d’un nouveau chantier consacré à la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Parmi les principaux dossiers transmis au nouveau président figure également la sélection du prochain secrétaire général de l’ONU. Le processus, engagé au cours de la 80e session, doit désormais se poursuivre sous la conduite de Khalilur Rahman. Dans une lettre adressée aux États membres le 4 septembre, Baerbock avait officiellement transmis à son successeur ses observations sur cette procédure.
Ce changement de leadership ne constitue donc pas une rupture institutionnelle. Il s’inscrit davantage dans une logique de continuité, avec un nouveau président appelé à reprendre plusieurs dossiers sensibles et à leur donner une nouvelle impulsion.
C’est précisément dans cet esprit que s’inscrit le thème retenu pour la 81e session : « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une Organisation au service de tous ». Dans son allocution d’ouverture, Khalilur Rahman a placé cette orientation au cœur de son mandat, alors que l’ONU entend répondre aux défis d’un ordre international en pleine recomposition.
Issa Djiguiba
