Ouagadougou a accueilli l’ouverture de la deuxième édition des Jeux de l’Alliance des États du Sahel (JAES), au Palais des sports. La cérémonie, tenue hier, était présidée par Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du peuple du Faso, représentant le chef de l’État burkinabè et président de la Confédération de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette rencontre sportive réunit les délégations du Mali, du Burkina Faso et du Niger autour d’un rendez-vous sportif majeur et fédérateur de la Confédération.
Dans la salle, plusieurs responsables ont pris part à ce lancement, notamment le ministre malien de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, ainsi que ses homologues burkinabè et nigérien. Le public venu nombreux a assisté au défilé des trois délégations. La cérémonie a également offert une place importante aux prestations culturelles, avec la troupe traditionnelle Nanbita, la célèbre star burkinabè Na-Baloum et la réputée troupe chorégraphique d’Irène Tasembedo.
La dimension symbolique de cette deuxième édition a été particulièrement mise en avant dans les interventions officielles. La ministre burkinabè des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, a exprimé la fierté de son pays d’accueillir la compétition. Selon elle, les Jeux ne se limitent pas aux performances sportives. Ils constituent aussi un cadre destiné à célébrer l’unité, la solidarité et la détermination des trois pays de l’AES à construire ensemble leur avenir commun, partagé et solidaire.
Dans cette même logique, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara a présenté les Jeux comme un espace de fraternité et une école de discipline, de respect et de citoyenneté pour la jeunesse fédérale. Elle a invité les athlètes et les encadreurs à privilégier le fair-play et le respect du serment des Jeux. Son appel s’est conclu par une formule plaçant l’ensemble de la Confédération au cœur de la compétition : chacun doit donner le meilleur de lui-même, pour une victoire collective de l’AES.
La présidente de la commission d’organisation, Wendguété Valérie Badolo/Tapsoba, a pour sa part insisté sur la portée du rendez-vous pour les trois États. Elle a rappelé que la compétition devait d’abord contribuer à rapprocher davantage les pays de la Confédération et à renforcer la place de leur jeunesse dans la construction de cet espace commun. Cette orientation donne aux épreuves sportives une dimension supplémentaire, en les inscrivant dans une volonté de rapprochement réel et durable entre populations et les jeunes des trois pays.
Un autre élément annoncé lors de l’ouverture concerne les récompenses réservées aux vainqueurs. La première responsable de l’organisation a indiqué que le président du Faso, le camarade-capitaine Ibrahim Traoré, avait décidé d’augmenter les primes attribuées aux champions de cette deuxième édition. L’annonce intervient alors que les trois délégations ont officiellement lancé leur participation aux Jeux. Elle vient également renforcer l’intérêt porté aux performances des athlètes engagés dans cette compétition de la Confédération des États du Sahel réunis ensemble à Ouagadougou.
Le ministre malien Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a également rendu hommage aux trois initiateurs des Jeux, les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani. Il a salué leur engagement en faveur de la jeunesse de l’AES et estimé que les potentialités de celle-ci étaient considérables. Le responsable malien a par ailleurs félicité les autorités burkinabè pour l’accueil réservé aux délégations. Pour lui, la présence des trois pays à Ouagadougou illustre une dynamique commune autour de la jeunesse de l’espace.
Après la cérémonie d’ouverture, les activités sportives ont pris le relais au Palais des sports de Ouaga. Le Mali et le Burkina Faso se sont retrouvés sur le terrain pour un match de handball, première rencontre de la compétition. Au terme de cette confrontation, la sélection burkinabè s’est imposée sur le score de 48 à 30. Les Jeux de l’AES sont ainsi entrés dans leur phase compétitive officielle, après une ouverture solennelle, marquée par l’unité, la solidarité et la fraternité.
Ibrahim Kalifa Djitteye
