La consommation de chicha au Mali suscite des préoccupations sanitaires et sécuritaires, notamment en raison de la présence présumée de substances stupéfiantes dans certains produits utilisés dans les chicha clubs.
Selon le magistrat Moussa Drissa Guindo dans une tribune de ce lundi 28 septembre, des enquêtes de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont révélé la présence de drogues et d’alcool dans certains produits consommés dans ces établissements. Une situation qui a conduit les autorités à considérer le phénomène comme un problème de santé publique et à opter pour l’interdiction de la chicha.
Entre juin 2025 et juin 2026, plus de 270 tonnes de drogues auraient été saisies et 884 personnes interpellées puis remises à la justice, dont 78 % de jeunes, selon les chiffres avancés par le magistrat. Par ailleurs, près de 40 000 comprimés de Tramadol ont été saisis par la douane à Bla.
Ces données mettent en lumière les enjeux de la lutte contre les stupéfiants et de la protection de la jeunesse. Les sanctions liées à l’interdiction de la chicha peuvent, selon les dispositions applicables, aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et des amendes.
Kémoko Diabaté
