Les travaux du Comité technique des experts se sont ouverts lundi 12 Octobre 2026, sous la présidence du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré. C’était en présence du président de la commission eau, mines et énergie du Conseil National de Transition (CNT), Hassane Sidibé, le directeur exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), Robert Y. Dessouassi, et le coordonnateur national de la structure focale, Sékou Diarra.
Aucune session ordinaire du conseil des ministres de l’ABV ne s’était tenue depuis 2019. Les 06 pays membres (Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo), vont dresser le bilan de l’institution, créée le 19 janvier 2007 pour gérer de façon concertée, équitable et durable les eaux du bassin. Le bassin de la Volta couvre environ 398 390 km², ce qui en fait l’un des plus grands bassins transfrontaliers d’Afrique subsaharienne. Près de 35 millions de personnes y vivent de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage ou de l’énergie. Au programme des experts : le bilan des activités depuis 2019, les rapports d’audit externe, le projet de plan de travail 2027-2028 et des études sur le renforcement des capacités de l’institution.
Pour Tiémoko Traoré, il faut « aller au-delà du simple constat administratif pour poser les bases d’une nouvelle dynamique institutionnelle ». Il a demandé aux experts de travailler avec « rigueur, objectivité et responsabilité, dans un esprit de dialogue constructif et de recherche du consensus ». Le ministre a aussi défendu une coopération fondée sur « la confiance, l’équité et le bénéfice mutuel ». Selon lui, partager les ressources en eau peut rapprocher les États et contribuer à la stabilité et au développement de la région.
Il a enfin réaffirmé l’attachement du Mali à la souveraineté, à la solidarité et à la coopération entre nations africaines. Le pays entend, a-t-il indiqué, poursuivre une valorisation durable des ressources naturelles à travers des initiatives concrètes au service des populations du bassin.
Moussa TRAORÉ

