Le mercredi 28 janvier 2026, un « Dambé Kènè » spécial a rendu hommage à l’armée malienne au Musée des armées. Entrant dans le cadre des festivités du 20 janvier, l’évènement était placé sous le haut parrainage du président de la transition, le Général d’armée, Assimi Goïta et coprésidé par le ministre de la Défense et des anciens Combattants et son collègue de la sécurité et de la protection civile, respectivement, le Général de Corps d’armée Sadio Camara et le Général de division Daoud Aly Mohammedine. Toute la hiérarchie militaire était représentée par le Général de division Oumar Diarra, Chef d’état-major général des armées.
Descendant de grands empires, le Mali s’est toujours distingué de par son histoire glorieuse en Afrique. Les récits de la résistance de Soundjata keita, Samory Toure, Tièba et Babemba Traoré, Biton Mamary Coulibaly, Monzon et Da Monzon, Banzani THERA ou Firhoun Ag Alinssar, pour ne citer que ceux-ci, en sont une belle illustration.
Des Rois et guerriers qui ont su défendre leur territoire, souvent, jusqu’au dernier coup de feu.
Le temps passe, mais le Mali demeure. Comme si ces valeurs de bravoure se transmettaient par le sang, leurs héritiers ont pris la relève et défendent aujourd’hui, pour ne pas dire depuis 2012, avec le même courage, le Mali, contre la guerre asymétrique lui imposée par de sponsors étatiques étrangers.
C’est pour justement célébrer cette bravoure que l’ORTM a organisé, en marge des festivités du 20 janvier, fête de l’armée malienne, un « Dambé Kènè » spécial pour rendre hommage et réaffirmer que, comme par le passé, le Mali triomphera encore et toujours.
Moment de fête et de reconnaissance nationale, Tamsir Diabaté, l’animateur vedette, avait à ses côtés, des témoins de l’histoire à l’image de Adama Diabaté dit la source, venu directement de la Guinée Conakry, Badra Aliou Diabaté, Abdoulaye Diabaté, Bourama Soumano, Kaniba Oulen Kouyaté, Ami Diabaté, Ya Kouyaté et toute l’équipe musicale de Djeli Mady Sissoko.
Ces griots de renoms ont chanté pendant près de quatre heures de temps l’engagement et la bravoure des guerriers qui ont fait ce pays, souvent par le sacrifice ultime de leur vie.
En présence des papilles de la République, cette activité visait également à rassurer les enfants des héros tombés sur le champ de l’honneur que la nation malienne ne va jamais oublier leur sacrifice de leurs parents.
« Si le l’Afrique est le berceau de l’humanité, le Mali, par sa civilisation, par son étiquette et par son organisation sociale est le berceau de l’Afrique noire » a indiqué Adama Diabaté dit la source saluant l’apport considérable du Mali dans les missions de stabilisation d’une bonne partie de l’Afrique.
Le « Djandjo », le « Douga », le « Tabalen » ou encore le « Jonkoloni », des chansons d’honneur et de gloire qui ne sont pas offertes à tout le monde ont été chantées et dansées en honneur à l’armée malienne et à son personnel qui demeurent, comme par le passé, le garant de la paix et de la stabilité au Mali.
Issa Djiguiba
